Service à la personne : «On a les financements, la formation pédagogique, les emplois… mais pas les candidats »
«On a les financements, la formation pédagogique, les emplois… mais pas les candidats, » déplore Véronique Dumini, directrice de la MFR. Vendredi 17 mai, ce constat touchant la formation pour adulte dans le secteur du service à la personne a fait l’objet d’un long développement lors de l’assemblée générale de l’association Maison Familiale Rurla d’orientation et d’éducation (MFROE), qui en assure la gestion.
« Chercher les personnes pouvant répondre à ces nécessités. »Et pour cause. La problématique est connue. Souffrant d’un déficit d’image, le nombre d’heures de formation est en baisse constante depuis 2014, passant de 85.000 à 32.000 en 2018. En conséquence, cela a un impact direct sur les finances de l’établissement. « Il manque à peu près 100.000 € de recettes liées aux actions de formation continue, explique la présidente Nathalie Barbat. Cependant, nous sommes persuadés que les besoins du territoire, le soutien de la Région par son financement reconduit, doit nous inciter à aller chercher les personnes pouvant répondre à ces nécessités. »Des formations attendent des candidats. Photo d'illustration.En réaction, l’établissement va étoffer son offre de formations dans le secteur de l’animation, des loisirs, etc ; tout en consolidant celles existantes (*). Et pour cela, la MFR peut compter sur le soutien de la Région. « Le réseau des MFR est le gage d’un équilibre territorial dans le domaine de la formation en milieu rural », rappelle Martine Guibert, vice-présidente de la région Auvergne-Rhône-Alpes, et membre du conseil d’administration de la MFR sanfloraine. L’objectif affiché est un retour à l’équilibre financier dès cette année.
Parallèlement à cette réunion annuelle, dans une autre salle, des femmes d’agriculteurs ont fait part de leur ressenti au terme de leur formation dans le domaine du sanitaire et social, aux côtés du référent sectoriel agricole du conseil régional, Gildas Lilbert, accompagné d’Aline Laudat, réfèrente emploi formation pour le Cantal, et de Marie Thérèse Sarraille, responsable de la formation. Pour Delphine, de Chaudes-Aigues, la formation, débutée en décembre, était une solution pour apporter un soutien financier à sa famille. Dans un secteur où la demande est plus importante que l’offre, elle n’a eu aucune difficulté à trouver un emploi. Avec l’association Habitat et humanisme, elle apportera une aide spécifique aux démarches administratives en tant qu’intervenante sociale. Autre témoignage, celui d’Élisabeth, résidant à Espalem en Haute-Loire. Pour elle, cette formation va lui permettre de mettre en place l’accueil de personnes en difficultés directement à la ferme. Un projet motivé aussi par son envie de « passer la main » au sein du Gaec.saint-flour MFR assemblée générale
L’équitation en bonne formePour ce qui concerne le centre équestre de Massalès, les voyants sont au vert. La qualité de l’enseignement et des équipements attirent cette année encore plus de 160 élèves, dont certains inscrits en section européenne où les cours d’équitation sont dispensés en anglais. Une première. Mais l’association reste vigilante -la concurrence dans le secteur des métiers hippiques est importante- et noue des partenariats avec L’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE) et ouvre l’ensemble de ses cycles (Bac, BTS, Capa) à l’apprentissage. (*) Habilitation DE-AES, BP-JEPS loisirs tous publics, AEE en apprentissage, spécialisation GROMM en partenariat avec L’Institut français du cheval et de l’équitation.
David Allignon