Un quinquagénaire devant les assises de la Corrèze pour répondre du viol de sa belle-fille
Impassible. L'accusé, âgé de 56 ans, n'a laissé paraître aucune émotion. Aux questions posées en ouverture de cette première journée d'audience, ce mardi matin, le quinquagénaire qui doit répondre de viols et d'agressions sexuelles sur sa belle-fille, a répondu d'une voix blanche.
Un enregistrement face aux dénégationsPourtant, un enregistrement réalisé par la victime, tout juste majeure aujourd'hui, n'a guère laissé de place au doute sur la culpabilité de son beau-père. Dans une salle figée, la conversation entre l'accusé et l'adolescente qu'était la victime à l'époque a laissé place à un silence pesant. Le mis en cause, qui n'a cessé durant toute l'enquête préliminaire, comme durant la période de l'instruction, de nier les viols et agressions, y déclare notamment que "des jeunes qui tombent amoureux de vieux comme des vieux de jeunes, c'est des choses de la vie. Ou encore "tu m'appartiens, j'ai peur de te voir partir avec un autre gars". Après quoi la voix de la victime lui rétorque : "Mais je n'avais que 9 ans !" Nouveau silence.
Un tempérament "plein de vie" qui s'est soudain éteintLe président Gilles Fonrouge s'est enquis : "Monsieur, vous avez reconnu que c'était votre voix. Vous voulez ajouter quelque chose ?" ; Réponse laconique de l'accusé : "Non." L'après-midi a laissé place à l'audition des premiers témoins. Le père de la jeune victime, qui a expliqué "avoir vu [sa] fille s'éloigner de lui, fuir [sa] présence quand ils n'étaient que tous les deux" alors que "c'était une petite fille affectueuse, pleine de vie". La cour a également entendu le témoignage poignant d'une proche amie de l'adolescente au lycée, celle-là même qui, en 2016, a recueilli les confidences sur les abus sexuels que le beau-père, quand la maison était endormie, faisait subir à l'adolescente. "J'avais remarqué qu'elle se scarifiait les bras. Et puis vu qu'on a vécu les mêmes choses, même si c'est avec des personnes différentes, on a fini par se confier l'une à l'autre." Question du président : "Vous voulez dire, le même type de faits ? " ; "Oui..."
Julien Bachellerie
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