Affaire du bébé secoué : la cour d'assises de la Corrèze prononce un acquittement
L'annonce du verdict a eu l'effet d'une déflagration silencieuse sur les bancs des parties civiles : acquitté. La cour d'assises de la Corrèze a ainsi estimé que les charges qui pesaient sur le jeune homme de 22 ans, accusé d'avoir commis d'irréparables lésions cérébrales sur le nourrisson de son ex-compagne, étaient insuffisantes pour conduire à une condamnation.
Requalification des faits non suivieQuelques heures auparavant, ce mercredi matin, l'avocat général avait dans ses réquisitions considéré que "ni les expertises, ni les débats n'ont manifestement permis de caractériser de manière certaine une intention criminelle, une volonté de faire le mal". Le ministère public avait en conséquence demandé une requalification délictuelle des faits en "blessures involontaires", mais juges et jurés n'ont pas fait droit à la demande de condamner le mis en cause à 24 mois de prison, dont 23 mois avec sursis (période d'emprisonnement ferme étant couverte par les 5 semaines déjà effectuées par l'accusé en détention préventive).
Dossier du bébé secoué aux assises de la Corrèze : requalification en "blessures involontaires" requise
Deux thèses s'étaient affrontéesDurant les deux journées et demi du procès, deux thèses antagonistes s'étaient affrontées : celle des parties civiles, qui accréditaient un scénario selon lequel, ce mercredi 19 novembre à Brive, le mis en cause avait bel et bien secoué la fillette de 5 mois et demi et provoqué un hématome cérébral ; celle de la défense, qui, comme l'accusé l'a maintenu durant toute la procédure, indiquait une tentative malheureuse de porter secours au nourrisson, pris de vomissements, de pertes de conscience et de convulsions après une tétée.
Julien Bachellerie