[L’Odyssée du rock UK 8/20] 2009, The xx sort de l’anonymat avec un premier album fait d‘excitation et d’extase
A Londres, on reconnaît les monuments historiques aux plaques bleues d’information vissées à leurs façades : il faudrait en fabriquer une fissa pour l’Elliott School du quartier de Putney. Dans sa cour de récréation se sont formés ou croisés des groupes et artistes aussi divers que The Maccabees et Burial, Hot Chip et Four Tet… Mais la plaque célébrera surtout la formation ici même de The xx, quatre gamins rêveurs de 11 ans qui allaient devenir, huit ans plus tard, l’une des plus sensuelles et attachantes découvertes de cet été anglais. Oliver Sim, chanteur et guitariste
“On connaissait l’aura de Hot Chip et des autres, mais c’étaient les grands, ils étaient pleins de classes au-dessus de nous ! Nous avions choisi l’option musique car ça permettait de sécher d’autres cours : “Désolé, je ne peux pas venir en maths, j’ai leçon de basse.” C’était une bonne école : on n’était pas obligés de porter un uniforme très strict, on était un peu livrés à nous-mêmes. Nous parlions sans arrêt de musique.”
>> Retrouvez The xx sur le volume 3 de la compilation “Rock UK”, coédité par “Les Inrocks” et Wagram en CD ou en vinyle
Amis inséparables depuis la maternelle, la chanteuse Romy et le chanteur Oliver ne fréquentent pas seulement ensemble les bancs de l’Elliott School, mais aussi les salles de concerts, puis les festivals. “La faute aux Kills, dont nous sommes tombés raides dingues. C’est ma mère, une fan absolue de musique, qui nous a embarqués à notre premier festival : parce qu’elle ne voulait pas voir les White Stripes seule.”
Aux premiers de la classe, préférons les premiers de la crasse