Saint-Etienne - Lyon : une première que n'oubliera pas le Clermontois Abi
Charles Abi n'est pas prêt d'oublier sa première titularisation en Ligue 1. Apparu déjà à six reprises avec Saint-Etienne en championnat, le jeune attaquant de 19 ans né à Clermont-Ferrand a, pour la première fois de sa jeune carrière, débuté une rencontre, ce dimanche. Et pas n'importe quelle rencontre. Le vainqueur de la dernière Coupe Gambardella avec les jeunes Stéphanois a été lancé dans le grand bain à l'occasion du derby face à Lyon.
Associé à Loïs Diony en attaque dans le 3-4-1-2 aligné par Claude Puel, le nouvel entraîneur de Saint-Etienne qui a remplacé Ghislain Printant ce vendredi, Charles Abi a passé 80 minutes sur la pelouse de Geoffroy-Guichard, avant de céder sa place à Robert Beric. L'attaquant slovène, héros de la soirée côté stéphanois, a fait chavirer le Chaudron dans les derniers instants du match en inscrivant le but de la victoire d'une magnifique tête.
"Pour un premier match, ce n'est pas mal, mais je dois encore faire plus"
Charles Abi ne s'est jamais retrouvé en position favorable devant le but d'Anthony Lopes (aucun tir tenté). Ce qui n'a pas empêché le joueur passé par Aubière, Pérignat et le Clermont Foot avant de rejoindre le centre de formation de Saint-Etienne en 2015, de montrer des choses intéressantes. Notamment sur ses prises de balles dos au but. A l'image de cette action de la 19e minute où il parvient à contrôler le ballon devant Marçal avant de le déborder et de le pousser à la faute (le défenseur lyonnais a écopé d'un carton jaune sur le coup).
Quelques instants plus tard, sur la première véritable offensive des Verts dans ce match, il a parfaitement joué le coup en s'effaçant sur le centre de la gauche de Youssouf pour laisser le ballon à Boudebouz, dont la reprise du gauche a été repoussée par Lopes sur son poteau gauche.
"Cela m'a fait plaisir de commencer par un match avec autant d'intensité, a déclaré Charles Abi, après sa sortie, au micro de Canal +. Pour un premier match, ce n'est pas mal, mais je dois encore faire plus."
Manuel Caillaud