Une convention entre l'intercommunalité de Saint-Flour et les sapeurs-pompiers pour simplifier le volontariat
Les pompiers volontaires sont des rouages essentiels des centres de secours. Mais les attirer est de plus en plus compliqué. Afin de faciliter leur engagement, le SDIS du Cantal a développé des conventions de disponibilités avec les employeurs, qu’ils soient publics ou privés.
Ainsi, sur le territoire de Saint-Flour co, des communes (Neuvéglise-sur-Truyère, Pierrefort, Ruynes, Saint-Urcize) ont signé ce type de conventions, comme l’entreprise Coliservices. Jeudi dernier, c’était au tour de Saint-Flour communauté de s’engager.
Cette convention permettra à cinq de ses agents (dont deux actuellement sont en disponibilité) de poursuivre leur mission auprès des pompiers dans des conditions plus favorables : en permettant, par exemple, aux agents de s’assurer de la compatibilité de leurs deux emplois du temps sans perte de salaires, ou le retard à l’embauche.
« Ce type de convention est essentiel. Cela permet de mieux gérer l’organisation des secours, sans incidence pour les employeurs. Et c’est important en terme de maillage du territoire, car ce sont les centres les plus ruraux qui ont besoin de volontaires. »
« Cela peut faire la différence, on le vérifie depuis la convention qu’on a signée, a confirmé le maire de Ruynes, Gérard Delpy. Un volontaire qui peut-être présent, cela peut permettre à un centre d’accepter un départ. »
« Sans les pompiers volontaires, il n’y aurait que quelques centres épars, ajoutait le Colonel Skrzynski. Le secours serait pénalisé. Notre système de sécurité civile fonctionne, il faut tout faire pour le garder, et ces conventions vont en ce sens. Sachant qu’on n’impose rien aux employeurs, on s’adapte à eux. » Et Pierre Jarlier, président de Saint-Flour co, de conclure : « on espère que cette convention aura valeur d’exemple. »
Yann Bayssat