Services : ce qui va ouvrir, et comment, sur Saint-Flour en juin
Pour l’heure, le monde d’après ne fait pas dans la simplicité. Si le premier ministre, Édouard Philippe, a annoncé il y a une semaine que désormais « la liberté est la norme », les nombreuses normes ont le don de compliquer les libertés.
Et, pour ce qui est des équipements, publics, Pierre Jarlier, maire de Saint-Flour et président de l’intercommunalité, le résume ainsi :
déconfiner est au moins aussi compliqué que confiner. Nous sommes face à une situation inédite, face à des protocoles très stricts, beaucoup de situations particulières. Et si les habitants ont légitimement envie de vivre comme avant, nous devons répondre à l’exigence de protéger leur santé, comme celle de nos agents
Après en avoir discuté avec ces derniers, et fait appel à un bureau d’étude, les collectivités ont donc pu fixer les modalités de réouverture.
Équipements sportifsLe complexe sportif intercommunal comme la halle d’animations de Pierrefort ouvriront lundi. Mais attention : seuls les membres des associations ayant conventionné avec l’intercommunalité, et pris la responsabilité de son utilisation et du respect des normes sanitaires. Normes qui interdisent les sports de combat, et donc les dojos, salles de boxe… Pas de vestiaires non plus. Donc, comme le précise Daniel Miral, vice-président de l’interco en charge des sports : « il faudra venir en tenue de sport, et laisser ses chaussures dans un espace qui sera dédié à l’entrée. » Les toilettes seront bien ouvertes par contre.
Tout comme le city stade, même si son utilisation sera limitée à dix personnes, et que les matches seront interdits. À côté, l’aire de jeu, la seule de la commune qui ne soit pas en travaux, pour enfants, étant du mobilier urbain, va rouvrir, sous la responsabilité des utilisateurs.
Pour limiter les déplacements, le parking du centre sportif intercommunal restera fermé.
Les autres gymnases, gérés par la commune, vont rouvrir jeudi, avec le même principe de conventionnement. Qui s’applique déjà pour les plateaux sportifs extérieurs.
Il sera possible de barboter à nouveau au centre aqualudique à compter du 15 juin. Mais sur réservation (au 04.71.60.76.86), et pour une durée maximale d’1 h 30. « On nous impose d’utiliser cet équipement qu’à 40 % de sa capacité, et c’était la seule solution pour éviter les queues à l’extérieur », avance Pierre Jarlier. Reprise des cours collectifs, hormis l’aquagym, à compter de cette même date.
Équipements culturels« L’objectif est de pouvoir ouvrir les musées au 1er juillet », avance Mireille Vicard, adjointe en charge de la culture. Pour les expositions temporaires, il faudra patienter jusqu’au 14 juillet probablement, que ce soit à la Haute Auvergne, sur les grilles de la présentation ou sur les berges de l’Ander.Pour les médiathèques, à compter du 13 juin, un service « click and collect » sera mis en place. On pourra ainsi réserver un ouvrage en ligne, un Kafka par exemple, et venir le chercher à un horaire choisi. La médiathèque de Saint-Flour ouvrira au public le 16 juin (sauf les lundis), les autres du territoire le 1er juillet.Pour le Rex, faute de cadre, c’est encore flou. Quant au cinéma le Delta, la première projection est prévue le mercredi 24 juin, à 50 % de la jauge.Le conservatoire reprendra les cours particuliers le 22 juin pour les élèves volontaires.
TourismeLes offices et bureaux de tourisme ouvrent progressivement leurs portes. Saint-Flour a ouvert la voie jeudi, Chaudes-Aigues suit aujourd’hui, avant Pierrefort et Ruynes le 9 juin, et Neuvéglise le 11 juin. Côté campings, Roche-Murat ouvre aujourd’hui, et celui des Orgues le 1er juillet.
EcolesAfin de pouvoir accueillir plus d’écoliers, la municipalité de Saint-Flour va mettre en place le dispositif Sport-Santé-Culture-Civisme à compter de la semaine prochaine.Parmi tous les casse-tête proposés aux collectivités en ce moment, la question des écoles est certainement la plus complexe, et la plus sensible. « Le ministre a fait état de la nécessité d’accueillir le maximum d’enfant possible, mais sans changer, malheureusement, le cadre sanitaire extrêmement contraignant qu’on nous impose, explique Pierre Jarlier. Des familles nous ont fait part de leur espoir, et de leur besoin, de voir les enfants retrouver l’école. On comprend les difficultés qu’ils peuvent rencontrer, et nous nous sommes réunis, avec les directeurs d’écoles et l’inspection, pour chercher des solutions. Malheureusement, tant que le protocole n’évolue pas, nous sommes dans l’incapacité de recevoir certains enfants, en particulier les petites et moyennes sections de maternelle, qui ne peuvent respecter les gestes barrière. On le souhaiterait, mais on n’en est pas capable. On continue à chercher des solutions, au cas par cas. On espère pouvoir régler celui des fratries. Par ailleurs, avec les associations d’élus, nous plaidons pour un allégement du protocole. » En attendant, la commune participe au dispositif volontaire de l’Éducation nationale, 2s2C. Qui permet à des intervenants extérieurs (issus du personnel de la médiathèque, du service des sports, du centre social…) d’encadrer dans l’école pour accueillir plus d’enfants, « 45 au total, ce qui correspond aux besoins des parents qui ont répondu à l’enquête qu’on a mené », selon le maire. Lancement mardi à Besserette, jeudi dans les deux autres groupes scolaires.