L'enseignante Marie-Hélène Cussac a gardé le contact depuis Roffiac (Cantal) avec ses étudiants européens
Intervenante auprès d’étudiants de grandes écoles de l’académie de Paris notamment, Marie-Hélène Cussac s’est retrouvée, comme bon nombred’enseignants depuis la crise de la Covid-19, dans l’incapacité de poursuivre les cours. Du moins, de façon traditionnelle. L’enseignante mue par « un besoin viscéral de faire tout ce que je pouvais pour aider mes étudiants », a fait le nécessaire pour développer de nouveaux outils, restructurer ses sites web et tourné des vidéos en solo.
Assurer une continuité« Tous les samedis du confinement étaient passés avec d’anciens étudiantsà tester un pilote en ligne de l’un de mes principaux séminaires sur lacréativité », explique-t-elle. Un virage digital finalement instructif et formateur pour tous. « Eux n’étaient pas habitués à ça tout comme un prof n’est pas habitué à faire cours sans être entouré de ses étudiants. » La nécessité d’éviter aux étudiants les pièges de la caméra pour leurs oraux à venir a motivé cette initiative qui, Marie-Hélène Cussac en est persuadée, fera désormais partie des nouvelles méthodesd’apprentissage des khôlleurs aux étudiants.
« On ne retournera pas 100 % en arrière, surtout avec la digitalisation croissante des parcours internationaux en grandes écoles qui s’adapte à la mutation du monde de l’entreprise. »
David Allignon