Tenir. Encore
C’est un peu comme un jour de grand soleil en hiver. Même quand il fait moins trois, on trouve que ça sent le printemps. Après ces deux années de plomb, ces matraquages de chiffres et de mots assommants de maux étalés, les dernières annonces de la science auraient de quoi nous mettre du vent sous les semelles. Ainsi, on y serait presque. Si près qu’on pourrait entrapercevoir ce bout de tunnel tant espéré. La sagesse, obéissante ou dubitative, des Français quant à la vaccination. Le respect optimal (si, quand même…) de tous ces gestes désocialisants mais salvateurs. Les contraintes pas toujours intelligibles. Cet Omicron un peu mou du genou. Mais les faits sont là : le variant a beau courir comme un dératé, il y a moins d’hospitalisations, moins de cas graves que lors des derniers assauts de son prédécesseur. Il est clair que nous ne nous sommes pas soumis pour rien. Mais il nous faut tenir. Encore. Et surtout ne rien lâcher face à la sournoiserie virale. Peut-être sommes-nous près du but. Ça sentirait pas un peu le printemps ?
l’éditorial
Sophie Leclanché