Affaire Maelys, assassinat du père Hamel, attentats du 13-Novembre... 2022, à l'heure des grands procès
Affaire Maelys : que dira Nordahl Lelandais ?
Le premier grand procès de l’année sera sans doute celui de Nordahl Lelandais devant la cour d’assises de l’Isère, à Grenoble. Du 31 janvier au 11 février, l’ancien militaire comparaîtra pour l’enlèvement et le meurtre de Maelys. La fillette de 7 ans avait disparu lors d’un mariage, à Pont-de-Beauvoisin, dans la nuit du 26 au 27 août 2017.
L’accusé, condamné en mai 2021 à 20 ans de réclusion criminelle pour le meurtre d’Arthur Noyer, va donc de nouveau comparaître devant une juridiction criminelle. Durant l’enquête, Nordahl Lelandais avait avoué avoir “involontairement” tué Maelys.
Meurtre du père Hamel : qui a guidé les terroristes ?26 juillet 2016. Le père Hamel est égorgé dans son église de Saint-Étienne-du-Rouvray par deux assaillants, Adel Kermiche et Abdel Malik Petitjean. Un fidèle est également grièvement blessé et le caractère terroriste rapidement établi. Les deux terroristes sont abattus par les forces de l’ordre qui investissent les lieux et ne seront donc jamais jugés.
Catastrophe de Brétigny-sur-Orge : les voyageurs du Paris-Limoges veulent des réponsesdu 25 avril au 17 juin, au tribunal correctionnel d’Évry.
Attentats du 13 novembre 2015 : verdict historiqueLa décision qui doit être rendue, fin mai, par la cour d’assises spéciale de Paris au terme de neuf mois d’audience aura inévitablement un caractère historique. Les magistrats vont rendre leur verdict quant à la responsabilité et culpabilité de quatorze personnes dans les attentats commis à Paris et Saint-Denis le 13 novembre 2015. Faisant 130 morts et des centaines de blessés.
Camion fou sur la Promenade des AnglaisÀ partir de 5 septembre, et jusqu’au 15 novembre, la cour d’assises spéciale de Paris va plonger dans l’effroyable soirée du 14 juillet 2016 à Nice.
Ce soir-là, alors que la célèbre Promenade des Anglais grouille de monde pour le traditionnel feu d’artifice, un camion fou s’engouffre dans la zone et écrase tout sur son passage. 86 personnes, hommes, femmes et enfants sont tués, 400 autres sont blessés. Au volant du véhicule, Mohamed Lahouaiej Bouhlel, un Tunisien de 31 ans : il est stoppé dans sa course folle, tué par les policiers. Huit accusés sont renvoyés devant la justice pour leurs liens présumés avec le terroriste et avec l’organisation de l’attaque.
Ces habitants de l'Yonne étaient à Nice au moment de l'attentat, ils témoignent
Accident ferroviaire de Millas : à qui la faute ?La conductrice d’un car de transport scolaire qui était entré en collision avec un train à un passage à niveau à Millas (Pyrénées-Orientales), en décembre 2017, causant la mort de six collégiens, sera jugée à Marseille pour « homicides involontaires ». Il est reproché à la conductrice d’avoir causé « involontairement » la mort des six adolescents et des blessures sérieuses à huit autres « par imprudence, inattention, maladresse, négligence ou manquement à une obligation de prudence, ou de sécurité (…) en l’espèce en ne prêtant pas attention au caractère fermé du passage à niveau », selon des sources judiciaires.
La mise en cause a affirmé durant l’enquête « ne pas avoir vu de barrière » ni « ressenti aucun impact » entre son véhicule et la barrière. Une audience de « mise en état », destinée à déterminer les dates et l’organisation du procès, est prévue le 29 avril au tribunal judiciaire de Marseille, qui abrite le pôle des accidents collectifs. Le procès devrait avoir lieu à l’automne, selon une source judiciaire.
(Article paru dans La Montagne du 16 décembre 2017)
En bref
-Le tribunal correctionnel de Paris rend, lundi 17 janvier, son jugement à l’endroit du candidat à la présidentielle Eric Zemmour, poursuivi pour avoir qualifié les migrants mineurs isolés de « voleurs », « assassins » et « violeurs », lors d'une émission sur la chaîne CNews. Lors de l’audience, boudée par le polémiste en novembre, le parquet avait jugé que ses « propos méprisants, outrageants » avaient franchi « les limites de la liberté d’expression et requis contre lui une peine de 10.000 euros d’amende.
-À partir du 9 février, cinq professionnels de la construction sont jugés devant le tribunal correctionnel d'Angers suite à l'effondrement, en octobre 2016, d'un balcon en pleine soirée étudiante (quatre morts et quatorze blessés). Ils sont poursuivis pour homicides et blessures involontaires, la justice devant déterminer s'ils ont, ou pas, des responsabilités dans ce drame.
-Deux policiers comparaissent, en appel, du 5 au 22 avril, à Créteil. Ils sont soupçonnés d'avoir violé une touriste canadienne dans les locaux du 36 quai des Orfèvres, en 2014. Ils ont été condamnés à 7 ans de prison en première instance.
-Les anciens dirigeants de France Télécom sont jugés, en appel, à Paris, à partir du 11 mai, pour un harcèlement moral institutionnel au sein de l'entreprise. Des faits révélés après une vague de suicide parmi les salariés.
-Celui qui a été surnommé "le violeur de la Sambre" doit comparaître dans l'année devant les assises du Nord, à Douai. Il est soupçonné de plus de cinquante viols et agressions sexuelles, commis sur une trentaine d'années.
Émilie Zaugg