Ni fleuriste, ni paysagiste, Léo est designer végétal à Issoire (Puy-de-Dôme) et son activité est en plein développement
Fleuriste ? Paysagiste ? Léo Porcel n’est ni l’un ni l’autre. « Designer végétal, c’est un métier qui ne rentre pas vraiment dans les cases », sourit l’artisan. Depuis 2019 en tout cas, le trentenaire a quitté celle du commercial pour se lancer dans la réalisation de terrariums. « Ils permettent de recréer un mini-écosystème en milieu clos. C’est une sorte de bulle de nature fermée par un bouchon de liège », rappelle le fondateur de Mia Terra.
Léo partage sa boutique avec deux autres artisans.
Le concept, qui ne nécessite que quelques arrosages par an, a rapidement trouvé son public. « Les clients viennent au dernier moment avant d’offrir car ce n’est pas le genre de cadeaux que l’on peut cacher dans un placard. Il a besoin de lumière. À Noël, j’ai été dévalisé ! », se réjouit Léo Porcel, qui vend ses créations dans une boutique de la rue Gambetta, partagée avec une décoratrice et un facteur instrumental.
Là encore, l’idée séduit. L’artisan a réalisé des lustres pour le nouveau restaurant du Parc animalier d’Auvergne d’Ardes-sur-Couze, des décorations pour un cabinet d’ostéopathes à Issoire ou encore un plafond destiné à habiller un grand magasin bio à Clermont-Ferrand. « J’ai même travaillé pour des pompes funèbres ! Je n’aurais pas pensé, mais c’est vrai que ça plaît à tous les types de clients. Il y a une grosse tendance urban jungle en ce moment. On le voit dans les papiers peints et les imprimés, par exemple. Ce que je propose correspond bien à cet esprit-là », analyse le designer.
Voir cette publication sur InstagramDans son petit atelier de Neschers, Léo se sent désormais un peu à l’étroit pour répondre à un marché devenu florissant. « Nous sommes très peu à proposer cela. Je viens d’acheter une grange à côté de ma maison pour avoir la place. J’ai réalisé des murs qui mesuraient jusqu’à 8 mètres de long… », cite le père de famille, qui compte se faire connaître auprès des architectes d’intérieur et des agenceurs.
En attendant, Léo continue de mélanger harmonieusement terreaux, pierres et petites plantes tropicales dans de grands bocaux en verre aux noms exotiques comme Coober ou Perth « en souvenir des villes par lesquelles je suis passé en Australie et qui m’ont marqué », raconte-t-il. Comme un petit coin de verdure et d’ailleurs, entre fleurs et paysages.
Ateliers. Léo Porcel propose des ateliers de fabrication de terrariums dans la boutique située 15 rue Gambetta. Le prochain est programmé le samedi 22 janvier à 14 heures. Tarifs et réservations par téléphone au 06.31.43.32.99. Retrouvez plus d’informations sur internet : miaterra-creation.fr.
Marielle Bastide