La futur place du cœur de ville de Cournon (Puy-de-Dôme) sera un peu plus grande que la place de la Victoire à Clermont
La transformation du cœur de ville de Cournon vient d’entrer dans sa phase opérationnelle et visible avec de premières démolitions autour de la place Joseph-Gardet. « Ça fait trente ans que l’aménagement de la place de la République est dans les cartons », annonce François Rage qui, fort de son expérience d’adjoint chargé de l’urbanisme, a décidé de sortir le dossier des cartons et de le porter en tant que maire, comme il l’avait annoncé lors de la campagne des élections municipales en 2020.
« Il y a urgence à faire ce lieu. Aujourd’hui, cette place, c’est un parking et des flux de circulation. On va en faire un espace apaisé avec des mobilités douces. »
François Rage
Ce sera une place redessinée dans son emprise, carrée, sur 6.900 m², « un peu plus grande que la place de la Victoire à Clermont ». « Un lieu qui pourra accueillir le marché, la foire de la Saint-Maurice, le marché de Noël. Une place qui intégrera le développement durable, la transition écologique. On veut de la végétalisation. Il y aura aussi 80 nouveaux logements autour, des commerces et certainement un pôle médical », indique le maire.
Le coût du projet global est d’environ 15 millions d’euros avec comme horizon 2026. Pour la redéfinition de cette place, « nous avons défini un cadre. La population sera associée aux décisions plus précises. Il y aura des commerces. Ça fait partie des invariants. Mais quel type de commerces, quelles tailles… Ce sera défini avec les habitants. » D’où l’appel à une maîtrise d’usage avec « La formidable armada », une société basée à Lyon qui va notamment organiser des ateliers permettant de mieux cerner les attentes de la population.
Place Gardet et place de la République ne font qu’une. « La place de la République a été débaptisée pour devenir place Gardet. Elle redeviendra place de République et nous trouverons un espace digne du nom de Gardet également (ndlr : Joseph Gardet a été maire de Cournon de 1947 à 1982). »
Gilles Lalloz