Qui est Laurence Delaire, déléguée du Défenseur des droits à Riom, et quelles sont ses missions ?
Depuis 2011, la France s’est dotée d’un Défenseur des droits, une institution indépendante qui se doit d’œuvrer pour l’égalité et lutter contre les discriminations. Aux quatre coins du pays, et dans un souci de proximité, quelque 500 délégués sont en poste pour venir en aide aux citoyens. Pour l’arrondissement de Riom, c’est Laurence Delaire qui occupe cette fonction.
Son parcours et sa fonctionÂgée de 63 ans, cette Vichyssoise est à la retraite après avoir été conseillère en formation continue auprès du Greta puis conseillère professionnelle à Pôle Emploi durant 30 ans entre Clermon-Ferrand et Lyon. Avant d’être nommée déléguée du Défenseur des droits à Riom, Laurence Delaire a dû postuler.
"J’ai dû envoyer un CV et une lettre de motivation alors que j’ai 63 ans, sourit-elle. J’ai été contactée en juillet dernier pour passer un entretien avec la responsable régionale puis un second en août avec le directeur adjoint du pôle national avant de partir en formation à Paris en octobre afin de pouvoir tenir ma première permanence dès novembre."
Pour pouvoir endosser ce rôle, il est impératif d’être disponible un jour par semaine durant 40 semaines par an, de suivre une formation, "d’être en accord avec les objectifs et les missions du Défenseur des droits", de ne pas être élu, d’avoir un casier judiciaire vierge et de respecter un devoir de réserve et de bienséance.
"C’est un peu les mêmes conditions que pour devenir agent de l’administration, explique-t-elle. Hormis des indemnités de déplacements ou pour nos frais, nous sommes entièrement bénévoles. Et nous signons chaque année une convention d’une année."
Ses missionsElles sont identiques à celles du Défenseur des droits, qui a pour mission de "promouvoir l’égalité des droits et de protéger les droits et les libertés de toutes les personnes résidant en France, qu’elles soient libres, détenues ou retenues". Plus concrètement, les missions de Laurence Delaire tournent autour de quatre grands axes : les difficultés rencontrées auprès des services publics, la promotion et la défense des droits de l’enfant, la lutte contre les discriminations, et le non-respect de la déontologie par les forces de sécurité (police, gendarmerie, police ferroviaire, agents de la pénitentiaire et agents de sécurité).
"Nous avons des domaines d’action très larges, souligne Laurence Delaire. On peut recevoir des “réclamants” parce qu’ils n’arrivent pas à communiquer avec les Impôts, quand ils ne comprennent pas un courrier d’un service public, si des parents ont des difficultés à faire accepter leur enfant handicapé à la cantine, s’ils se sentent victimes de discrimination à l’emploi ou au logement, ou encore s’ils ont une réclamation par rapport à une action de la police. On est là pour mettre de l’huile dans les rouages, on est des médiateurs. Et quand ça ne relève pas de notre ressort, on peut avoir un rôle d’orientation. Cela représente 30 à 40 % des cas."
Comment la contacter ?Laurence Delaire tient une permanence tous les lundis de 9 heures à midi dans les locaux de la sous-préfecture à Riom (9, rue Gilbert Romme). Il est possible de prendre rendez-vous par téléphone auprès de la sous-préfecture (04.73.64.65.00), sur le site du Défenseur des droits, par courrier, par téléphone auprès du pôle national (numéro gratuit 09.69.39.00.00) ou par mail (laurence.delaire@defenseurdesdroits.fr).
Nourredine Regaieg