Le projet d'un Urban Village dans la plaine de Sarliève en stand-by à Cournon (Puy-de-Dôme)
Quel avenir pour la plaine de Sarliève ? Pour avoir des réponses à cette question, il faudra attendre le PLUI (plan local d’urbanisme intercommunal) de la Métropole actuellement en élaboration et qui sera dévoilé d’ici 2024. Avec des incidences pour un dossier qui a agité le landerneau cournonnais ces derniers mois, le projet d’un Urban Village (une enseigne présente dans plusieurs villes comme Strasbourg, Montpellier, Lille). Un complexe de loisirs doté de 21 bâtiments, à proximité du Zénith d'Auvergne.
« C’est un sujet sensible et symbolique », reconnaît le maire François Rage. Il y a cinq ans, ce projet serait passé comme une lettre à la poste. Mais, en cinq ans, il y a eu une prise de conscience plus forte et plus large en termes de développement durable, d’environnement au sein de la population. Le Covid a aussi eu un effet, avec un regard plus aigu sur son environnement proche. » Le permis de construire a été déposé. Mais le maire a fait valoir, récemment, une décision administrative dénommée « sursis à statuer ». Un sursis qui peut courir sur deux ans. Cela correspond à l’agenda du PLUi. « La plaine de Sarliève est sur la commune de Cournon, mais aussi sur celles d’Aubière, Pérignat, La Roche Blanche. C’est la porte d’entrée de la ville, mais aussi de la métropole. Son aménagement ne peut pas être porté que par la mairie de Cournon », explique François Rage.
« Montrer que le projet ne peut se faire ailleurs »Pour lui, « la plaine de Sarliève doit garder son usage agricole, mais il faut définir quel type d’agriculture, et son usage de développement économique, créateur de richesses et d’emplois ». L’exemple du développement de l’entreprise CSP sur ce secteur est là pour le rappeler.
Pour l’Urban Village, le maire avance aussi deux réserves émises suite à l’enquête publique liée à ce projet : « Montrer que le projet ne peut pas se faire ailleurs et peut-il être réduit dans son dimensionnement?? Ce projet a été dimensionné il y a quatre, cinq ans. Mais aujourd’hui, alors que des structures de loisirs se sont ouvertes à d’autres endroits dans la métropole de Clermont, a-t-il toujours le même intérêt tel qu’il avait été imaginé initialement?? », interroge François Rage.
Le porteur de projet apportera des réponses aux questions soulevées lors de l’enquête publique alors que le PLUi définira, lui, un cadre.
Gilles Lalloz