Cinq personnes interpellées après une violente agression en novembre 2021 à Issoire (Puy-de-Dôme)
Au terme de 7 mois d'enquête menée par la Brigade de recherches, les gendarmes du PSIG et des communautés de brigades de Saint-Germain-Lembron, Issoire, Besse et Brassac-les-Mines ont interpellé, en tout début de semaine, cinq individus soupçonnés d'être les auteurs d'une violente agression en novembre dernier, à Issoire.
Un chien lâché à ses troussesLes faits remontent à la nuit du 20 au 21 novembre 2021. Ce soir-là, au square René-Cassin, en centre-ville, deux hommes se seraient retrouvés face à face avec un groupe de plusieurs personnes menaçantes, dont l'une en possession d'une arme de poing. Prenant la fuite, un chien aurait été lâché à leur poursuite et aurait mordu l'un d'eux, le faisant chuter.
Le dos lacéré à l'arme blancheDans un second temps, rattrapé par ses poursuivants, l'homme à terre aurait été violemment frappé à maintes reprises et lacéré à l'arme blanche au niveau du dos. Les agresseurs présumés l'auraient ensuite dépouillé de ses habits, de son smartphone et de son argent.
Blessé et gisant au sol, l'homme âgé de 23 ans et domicilié à Brassac-les-Mines, a finalement été emmené par des amis à l'hôpital issoirien. Soignée puis entendue par les gendarmes de la Brigade de recherches, la victime a donné des éléments d'un début d'enquête qui s'annonçait longue de plusieurs mois.
Recel, vol et violencePlacés en garde à vue, les auteurs présumés, quatre hommes et une femme, âgés de 20 à 35 ans, originaires d'Issoire et de son arrondissement, auraient reconnu les faits de violence, vol et recel. Un sixième homme ayant participé à l'agression a été interrogé dans la maison d'arrêt de Villefranche-sur-Saône, où il purge une peine pour une précédente condamnation.
Ce vendredi 15 juin, les cinq personnes ont été présentées à un magistrat du tribunal de Clermont-Ferrand. Remis en liberté, quatre d'entre eux seront convoqués en mai 2023 au tribunal correctionnel pour les faits de vol et de violence. Quant aux deux autres, soupçonnés de recel, ils feront l'objet d'une composition pénale et d'une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC).
David Allignon