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Ce qu'il faut retenir du débat entre les deux candidats du second tour en Creuse

Catherine Couturier (Nupes) et Jean-Baptiste Moreau (Ensemble), les deux candidats au second tour des législatives, ont répondu aux questions de La Montagne et France Bleu Creuse, interviewés par Eric Donzé et Camille André.

À propos de la campagne, du second tour, du rôle du député...

Faut-il aller convaincre - et comment - les 8.000 électeurs creusois qui ont voté pour Jean Auclair au premier tour ?

Jean-Baptiste Moreau : Oui, bien sûr, il faut penser à l'ensemble des électeurs creusois et pas seulement aux électeurs de Jean Auclair. Personne aujourd'hui n'est propriétaire de ses voix. Avant, les partis donnaient des consignes et c'était à peu près suivi. Aujourd'hui, ce n'est plus tellement le cas donc il faut aller convaincre et c'est ce que je fais depuis lundi matin en allant sur le terrain. Parce que quand on est député, on est le député de l'ensemble des Creusoises et des Creusois et c'est ce que j'ai essayé de faire pendant cinq ans. J'ai réussi parfois, parfois moins, mais je n'ai jamais regardé la couleur politique des élus avec lesquels j'ai travaillé pour soutenir leurs projets.

Catherine Couturier : Les électeurs, ils ont voulu sanctionner une politique et aussi le mandat local du député. Ils ont voulu marquer leur désaccord sur un certain nombre de sujets. Je pense à la question de l'agriculture. Donc, je m'adresse moi à tous les électeurs qui se sont abstenus aussi et qui ont eu peut-être aussi un doute sur ma capacité à pouvoir être en tête de cette élection et aussi à tous ceux qui ont voulu sanctionner sur le pouvoir d'achat, sur le bilan de Monsieur Macron et plus particulièrement le comportement de Monsieur Moreau sur ses cinq ans de mandat.

Le député sortant... trop absent ?

J.-B. M. : J'ai entendu certains électeurs creusois qui pensent que je n'ai pas été assez présent sur le territoire.

J'ai eu un député bis, mon suppléant qui a été présent chaque fois que nécessaire. Je travaille aussi sur mon exploitation. J'ai été classé 17e par le magazine Capital sur les 350 députés de la majorité sur la quantité de travail fourni à l'Assemblée nationale, qui est la mission de base du député. Mais je m'engage, sur le mandat qui vient, à être plus présent sur le territoire.

Et à associer davantage le citoyen à l'action publique et à l'élaboration des lois. 

C.C. : Je reconnais votre présence à l'Assemblée. Mais on ne peut pas construire des lois si on n'est pas en phase avec la réalité du terrain, si on ne peut pas entendre ce que les citoyens ont à dire. Si j'ai fait cette forme de campagne, où je suis allée partout, c'était dans cet objectif : entendre ce que les Creusoises et les Creusois attendaient d'une députée, et je m'engage à être cette députée qui portera leur voix à l'Assemblée. 

Un député aux champs ou à la ville ? De gauche ou pas ?

C.C. : Il y a peut-être des modifications à apporter sur ce que doit être un député et le rôle de l'Assemblée.

Nous, nous portons le projet de la VIe République. Sur ce sujet-là, notre objectif, c'est d'avoir une majorité mais c'est aussi de rendre le suppléant acteur du mandat par sa présence. Si Monsieur Turpinat avait été très présent, je pense que les Creusoises et les Creusois l'auraient signalé par leur vote dimanche. Ça n'a pas été le cas.

Je ne rassemble pas l'ensemble des électeurs de gauche ? Je les appelle à se réveiller, à prouver qu'on peut avoir une majorité. Que l'ensemble des voix de gauche se porte sur la candidate de gauche. Vous avez cherché à faire croire que vous portiez une parole de gauche, c'est faux.

J.-B. M : Je viens de la gauche. J'ai été président d'une coopérative. J'ai fait mes preuves par les actes et pas par les paroles. Dans le rythme hebdomadaire, il va falloir changer des choses à l'Assemblée nationale. Il va falloir des semaines complètes à Paris et des semaines complètes sur les circonscriptions. Parce que c'est vrai qu'on vote des lois mais il faut vérifier qu'elles s'appliquent sur le terrain. J'aime bien entendre Madame Couturier parler de ruralité parce que dans le programme de la Nupes, il y a 600 propositions et il n'y a aucune fois le mot ruralité. On a fait une loi 3D qui permet d'adapter la loi à des territoires.

C.C. : Aujourd'hui, nous voulons développer une agriculture paysanne, installer plus de 300.000 paysans pour avoir une alimentation saine et fournir à la France une alimentation globale. Ce n'est pas en utilisant des terres agricoles pour de nouvelles constructions que nous répondrons à cet objectif. Nous avons un bâti qui se dégrade dans les petits bourgs et on a besoin d'aides pour réhabiliter ce bâti qui se dégrade. Et ça rejoint l'écologie. Et si on veut redynamiser nos bourgs avec des commerces de proximité, c'est certainement pas en construisant des zones pavillonnaires éloignées des cœurs de village qu'on pourra le faire.

J.-B. M : On a un souci d'attractivité aujourd'hui, on n'a pas suffisamment de population active. Ces gens, ils ne vont pas quitter les villes pour venir s'installer dans des maisons de centre-bourg. Il ne faut pas déréguler totalement mais il faut permettre des constructions dans les villages. Tous les maires, tous les présidents de com-com nous disent que les plans d'urbanisme ou le règlement national ne sont pas adaptés à notre territoire.

Siéger dans la majorité, c'est forcément mieux ? Être dans l'opposition, ça sert à quelque chose ?

J.-B. M :  Il est évident que c'est plus facile d'obtenir des choses du gouvernement quand vous êtes dans la majorité. C'est un fait. Dans l'opposition, je ne dis pas que le député n'a pas de rôle mais en Creuse on a un seul député. Si vous voulez ramener de l'argent sur le territoire, il faut être dans la majorité.

C.C. : On a tous envie d'être dans une majorité. Ça sera plus facile. Mais vous avez été dans la majorité. Qu'est-ce que vous avez apporté à la Creuse ? Vous parlez d'emploi mais de quels emplois ? De temps plein avec des salaires corrects ? Aujourd'hui, la preuve, c'est la situation sociale dans ce département avec des niveaux de ressources de plus en plus faibles, en particulier pour les retraités qui sont aujourd'hui dans une grande misère.

Les programmes plus en détail

Pouvoir d'achat : comment faire pour que le Creusois puisse encore faire son plein ?

J.-B. M : On maintiendra le blocage du prix de l'électricité et du gaz. On réindexera les retraites sur l'inflation dès le 1er juillet et on fera une revalorisation des retraites de 5%.

L'urgence de ce quinquennat, c'est de mettre en place une solidarité pour l'autonomie. Et sur le long terme, le principal moyen pour le pouvoir d'achat, c'est le plein emploi, avec des salaires à des niveaux suffisants.

Mais ça doit se faire en concertation avec les chefs d'entreprise. Le Smic est augmenté régulièrement et si on l'augmente encore plus, on pénalisera les petites entreprises.

C.C. : Il y aura des prises de position sur le relèvement du Smic immédiat à 1.500 € nets, pour répondre dans l'urgence à la question de la capacité à pouvoir vivre dignement. Sur les retraites, de même, il faut relever le minimum à 1.100 €. 

Le blocage des prix : il faut qu'il soit immédiat. On ne peut pas se passer d'une voiture dans ce département pour pouvoir même se soigner. Le prix de l'essence doit revenir à 1,40 € tout de suite. Sur l'augmentation du Smic, les petites entreprises ont besoin d'être accompagnées, au lieu de donner des milliards à des entreprises du Cac 40 qui n'investissent même pas en France.

Agriculture : comment faire pour que les agriculteurs creusois puissent enfin vivre de leur travail ?

C.C. : C'est une question fondamentale dans notre département. Le revenu des paysans, il ne pourra se faire qu'à partir du moment où on relèvera aussi la capacité de ceux qui achètent pour qu'ils aient une rémunération juste. Si on ne relève pas les salaires, on ne pourra pas rémunérer convenablement le maraîcher qui vient localement à Felletin. Il faut aussi limiter les effets multiplicateurs des intermédiaires. 

J.-B. M : La hausse des prix, c'est déjà le cas grâce notamment à la loi Egalim et à la décapitalisation (la diminution des troupeaux) : aujourd'hui, la demande est supérieure à l'offre et du coup les prix montent automatiquement. Et ils montent aussi pour le consommateur. On se doit aussi d'être compétitif par rapport à nos partenaires européens. Sinon, les Français, pour préserver leur pouvoir d'achat, achèteront des produits importés qui sont moins chers.

Environnement : pour ou contre les éoliennes en Creuse ?

J.-B. M : Moi je suis pour un mix énergétique entre le nucléaire - je suis favorable à la poursuite du nucléaire - et les énergies renouvelables que ce soit la méthanisation, le photovoltaïque, l'éolien mais pas de façon anarchique avec trois ou quatre éoliennes par ci par là sans tenir compte des réalités économiques.

Il faut un plan départemental de développement de l'éolien avec des zones où il y a du vent et une rentabilité derrière mais pas dans zones touristiques.

C.C. : J'hallucine. Vous connaissez le nombre de projets éoliens sur le département et la façon dont ça a été mis en place avec non-consultation, non-information ?

Parfois, on découvre des projets comme ça a été le cas sur Saint-Fiel par exemple. Nous portons le mix énergétique aussi. Il faut regarder où on met les éoliennes et surtout les mettre là où il y a du vent, là où il y a la possibilité.

Nous portons notamment le projet en mer et puis surtout la consultation des citoyens. Le photovoltaïque sur les bâtiments ? Oui. Sur les terres agricoles, non. 

Et pour conclure...

Qu'êtes-vous allé faire dans cette galère ? Les élus sont quasiment plus détestés que les journalistes ? Pourquoi avoir choisi de vous présenter quand même ? 

J.-B. M : Oui, c'est kif-kif mais c'est pas une joie. Pourquoi ? Parce que je crois fortement en le Président de la République et qu'on a eu des échanges nombreux au cours de ces cinq ans. C'est lui qui a fini de me convaincre. C'est vrai que c'est un sacrifice d'un point de vue personnel, j'ai une petite fille de 10 ans que je n'ai pas beaucoup vue ces cinq dernières années et une exploitation sur laquelle il faut que je m'investisse un peu plus.

J'ai hésité, vraiment et aujourd'hui j'ai choisi de me réengager parce que mon engagement, il est total. Des fois avec certains emportements. Des fois, ça explose avec mes adversaires politiques comme avec mes collègues. Je tiens à la Creuse et aux Creusois. J'ai fait mes études à l'extérieur, j'y suis revenu par choix. Je l'ai dans mes tripes.

Je pense qu'on a encore bien des choses à faire. Ce territoire est formidable. Il faut qu'on arrête d'en parler mal au niveau national. C 'est ce que je me suis évertué à faire et c'est ce que je veux continuer à faire. Je veux aussi adapter les lois nationales au contexte du territoire et de la ruralité.

C.C. : J'ai l'expérience par rapport à ça.

Je ne suis pas une bleue. J'ai été syndicaliste. Je suis une femme de combats, je suis quelqu'un de déterminé et je sais que c'est un monde dur, cruel.  Même des moments avec les proches, on le sait ça. Je suis prête à ça. Je n'y suis pas allée comme ça, pour le mandat, pour avoir mon nom quelque part, c'est pas ça. Mon objectif aujourd'hui, c'est d'apporter quelque chose aux gens, d'être à leur contact, d'être leur porte-voix.

Et si j'ai été choisie par les militants pour porter cette candidature, c'est qu'ils ont jugé que j'avais cette expérience, cette capacité, cette détermination. Etre député de la ruralité, c'est bien. Mais une loi, elle doit s'adapter aussi au monde rural et au monde urbain. J'ai vécu dans des zones denses, dans des quartirers populaires. Et je connais ces deux côtés qu'on doit équilibrer dans un projet de loi.

Retrouvez le débat sur le site de France Bleu Creuse

Recueillis par Eric Donzé et Séverine Perrier

Photos : Bruno Barlier

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