Après 65 ans, il vous reste onze à treize années en bonne santé en moyenne, selon une étude
L'espérance de vie à la naissance s'allongent régulièrement. "Mais ces années supplémentaires de vie ne sont cependant pas toutes nécessairement vécues" en bonne santé". Depuis 2018, la Direction des études et des statistiques des ministères sociaux (Drees) publie chaque année un autre indicateur : l'espérance de vie sans incapacité, qui correspond au nombre d’années qu’une personne peut espérer vivre sans être limitée dans les activités de la vie quotidienne. Elle est établie à partir de données exhaustives de mortalité complétées d’une question posée à un échantillon de 17 000 ménages.
Une hausse régulière depuis 2008Depuis 2008, l’espérance de vie sans incapacité à 65 ans a augmenté de 2 ans et 7 mois pour les femmes et de 2 ans et 8 mois pour les hommes. En France, en 2020, l’espérance de vie sans incapacité à 65 ans est supérieure de 5 mois à la moyenne européenne.
Selon les nouveaux chiffres de 2021, une femme de 65 ans peut espérer vivre 12,6 ans sans incapacité et 18,8 ans sans incapacité forte. Un homme, 11,3 ans sans incapacité et 16,2 ans sans incapacité forte. "La tendance à la hausse des espérances de vie sans incapacité et sans incapacité forte à 65 ans s’est accélérée ces deux dernières années, en dépit de la crise sanitaire", note la Drees dans son rapport.
Malgré un rebond en 2021, l’espérance de vie n’a pas retrouvé son niveau d’avant-crise, ni a fortiori rattrapé la hausse tendancielle des années antérieures.
La Drees nuance tout de même ces résultats, qui doivent être, selon elle, « analysés avec prudence ». « Ces indicateurs reposent sur des estimations de la part de la population déclarant être limitées depuis au moins six mois dans les activités que les gens font habituellement du fait d’un problème de santé » selon le Monde. Cette étude arrive au bon moment pour animer les débats sur le projet de réforme des retraites en discussion à l'Assemblée nationale.
Bastien Durand