Les urgences d'Ambert seront fermées samedi et lundi, mais ouvertes dimanche pour la Cyclo Les Copains
À la veille de juillet, alors que le territoire ambertois se prépare à accueillir d’importantes manifestations sportives et culturelles, les difficultés de recrutement à l’hôpital ne s’estompent pas.
Le service des urgences sera de nouveau fermé ce samedi 1er juillet à partir de 8 h 30, pendant 24 heures, et lundi 3 juillet de 8 h 30 à 20 h 30. Vincent Blanc, directeur délégué du centre hospitalier d’Ambert évoque les prévisions pour l’été.
Comment seront prises en charge les urgences pendant les fermetures, notamment ce week-end avec la Cyclo Les Copains ?
On ne peut pas considérer que ce soit des fermetures, car toutes les urgences vitales vont être prises en charge par le Smur. Ce que l’on va fermer, c’est l’accès direct aux urgences. Mais je souligne l’investissement des médecins qui ne devaient pas travailler dimanche et qui, compte tenu de cet événement, seront présents pour garantir un maximum de ressources médicales. Le responsable du service a souhaité prendre la garde pour éviter la fermeture.
L'énième fermeture des urgences d'Ambert ce week-end alimente les inquiétudes à la veille de l'été
Combien de médecins manque-t-il aux urgences ?
L’accès aux soins urgents à Ambert nécessite deux médecins par jour : une ligne de Smur et une sur les urgences physiques. C’était une difficulté de longue durée pour l’établissement, mais depuis l’application de la loi Rist (*), on manque de ressource médicale et il peut arriver qu’on n’ait pas les deux médecins par jour.
Combien d’équivalents temps plein cela représente-t-il ?
Il faudrait onze équivalents temps plein et à Ambert, nous en avons à peu près six, donc la moitié de ce qu’il faudrait. Mais grâce à l’investissement des professionnels, on arrive à maintenir ces deux lignes, à l’exception de certains jours.
Quelle est la part de médecins intérimaires ?
Les médecins intérimaires au sens de temporaire, en réalité, on n’en a pas. Ce sont soit des médecins titulaires de la fonction publique, soit des médecins sous contrat avec l’établissement, donc des professionnels qui interviennent uniquement à Ambert.
Vous vous attendiez à des fermetures plus nombreuses ?
Avec l’application de la loi Rist, on se voyait fermer une ligne, peut-être les deux, dès le 4 avril. En réalité, on a dû fermer très peu de jours, une ligne sur deux, jamais les deux pour l’instant. C’était inespéré. On a peut-être plus de difficulté à combler les trous ponctuels, principalement lors des vacances scolaires. Les praticiens ont aussi besoin de congés, c’est légitime.
Juillet commence par deux fermetures. Avez-vous une visibilité pour le reste du mois ?
Les plannings sont comblés à 90 % pour le mois de juillet. Il reste encore quelques plages à couvrir dans les derniers jours du mois.
Finalement, il y a au moins 25 jours dans le mois qui vont tourner totalement normalement. Pour les cinq jours restants, les urgences vitales seront prises en charge.
Qu’en sera-t-il du mois d’août ?
Cela pourrait être plus difficile. On a un médecin qui devait venir et qui ne vient plus. Si, à ce jour, toutes les plages ne sont pas couvertes, nous avons des perspectives de recrutement. De surcroît, on est en train d’essayer de se réorganiser pour donner une réponse encore meilleure. Cela passera par un travail de filtrage de l’accès aux services d’urgences. Il faut qu’on utilise nos services d’urgences à bon escient.
(*) La loi Rist plafonne les indemnisations des médecins intérimaires à 1.390 € brut pour une garde de 24 heures.
En cas d’urgence - Pour éviter tout défaut de prise en charge, il est recommandé aux patients de contacter le Samu centre 15 en priorité.
Fiona Farrell