Des « Cocos » aux cimaises
« Je suis tombée amoureuse de la Normandie », explique avec un large sourire Marie-Paule Rousset, photographe. Celle-ci a découvert cette région grâce à son mari normand. Photographe dès son adolescence, l’artiste a eu son premier appareil photo à ses 12 ans.
Au travers d’une carrière loin de la photographie, Marie-Paule Rousset a toujours exercé la photographie, par le biais de photos de famille. Il y a quinze ans, elle découvre la Haute-Normandie et a un véritable coup de foudre qu’elle traduit par des clichés emprunts de puissance et de douceur. « J’aime la mer, ce qu’elle dégage… On peut aller vingt fois par jour au bord de mer, on n’a jamais le même paysage et c’est ce qui me fascine à photographier. »
Ces 39 photos exposées révèlent des cieux aussi bien tourmentés qu’apaisés, des plages immenses baignées de soleils couchants. Ses clichés sont encadrés par son mari, encadreur vichyssois. Marie-Paule Rousset est heureuse d’exposer pour la première fois ses photos.
Ambassadrice de Carlo Ruffoni, Catherine Thebauld a présenté avec émotion les œuvres singulières de l’artiste italien récemment disparu. « Carlo était le parrain de ma fille Marine et après sa disparition en février 2023, elle a souhaité lui rendre hommage en exposant ses œuvres », explique Catherine Thebauld.
« À la fois cocasses, loufoques, captivantes et parfois même effrayantes »Ses 56 « Cocos » exposés, sculptures réalisées en noix de coco, interpellent le visiteur. À la fois cocasses, loufoques, captivantes et parfois même effrayantes, elles traduisent un savoir-faire d’un artiste particulièrement passionné qui a toujours créé.
Envoyé par ses parents en France à ses 14 ans, Carlo Ruffoni n’a eu de cesse de créer, de sculpter avec tout ce qui lui tombait sous la main.
« Carlo travaillait le bois tout comme les os, les billes, les bijoux… On les retrouve incrustés dans ses statuettes en noix de coco », raconte Catherine. Ses trente dernières années, Carlo les passe à Bourges, où il avait son atelier.