L'ITEP, un dispositif intégré thérapeutique, éducatif et pédagogique, pour quoi faire ?
L’inclusion sociale par le sport, ça marche. En témoignent les équipes de l’Itep (Institut Thérapeutique, Éducatif et Pédagogique) de Saint-Flour qui utilisent l’activité sportive sans modération, en la proposant sous forme d’ateliers, de pratique régulière au sein d’un club ou d’événements ponctuels.
« C’est un support intéressant pour l’apprentissage du respect des règles et de l’autorité, la gestion des frustrations, l’esprit de compétition, d’équipe, de solidarité… ».
Car si les enfants accueillis au sein de la structure ont des potentialités intellectuelles et cognitives préservées, ils souffrent toutefois de troubles du comportement qui perturbent leur socialisation.
À la fois thérapeutique, éducatif et pédagogiqueA la tête du Ditep Cantal, géré pa l’ADSEA 15 et financé par l’ARS, Dominique Filiol, et son adjoint, François Ravoux, responsable du site de Saint-Flour.Mais le sport n’est pas le seul vecteur d’intégration sociale. La vie culturelle joue, elle aussi, un rôle majeur facilitateur d’inclusion. Tout comme l’atelier bois dont est doté l’Itep de Saint-Flour ou encore la pratique occasionnelle d’activités de cuisine ou d’espaces verts. Toujours accompagnés et sous l’œil bienveillant d’une équipe d’éducateurs spécialisés, de moniteurs éducateurs, d’éducateurs techniques ou sportifs. Ça, c’est pour le volet éducatif. Mais comme son nom l’indique, l’Itep est aussi thérapeutique, et a ainsi pour mission la prise en charge médicale des jeunes, si besoin, par une équipe pluridisciplinaire de psychologues, pédopsychiatres, infirmières et psychomotriciens.
Enfin, l’accompagnement est également pédagogique, en partenariat avec l’Éducation nationale, avec deux enseignants spécialisés. Les 25 enfants et adolescents qui intègrent l’Itep chaque année, orientés par la MDPH (Maison départementale pour les personnes handicapées), suivent des cours au sein même de la structure sanfloraine et de deux classes inclusives : l’une à Besserette pour les écoliers, qui a ouvert ses portes en novembre dernier, et l’autre au collège Blaise-Pascal pour les plus grands, ouverte depuis cinq ans.
« Mais l’objectif c’est qu’ils retournent dans le système scolaire classique ou préprofessionnel »
« Le but, complète Dominique Filiol, c’est l’inclusion sous toutes ses formes dans la société ».Parmi les autres dispositifs que propose le Ditep Cantal de Saint-Flour, figure aussi le Sessad (Service d’Éducation Spéciale et de Soins à Domicile), installé dans le même bâtiment que l’Itep, accessible à une vingtaine de jeunes en capacité d’intégrer un cursus scolaire « classique » mais qui nécessitent cependant un appui ponctuel en ambulatoire, au sein de leur famille.
De 0 à 20 ansAinsi, en prenant en charge les jeunes dans leur globalité, via un projet personnalisé d’accompagnement, « élaboré suite à une évaluation des potentialités et des capacités de chacun, et les attentes des familles », le dispositif intégré thérapeutique, éducatif et pédagogique répond aux besoins de tous les publics de 0 à 20 ans qui présentent tout type de troubles du comportement.
Isabelle Barnérias