Olivier Nakache et Éric Toledano présentent leur dernier film : Une année difficile
"C’est à Clermont-Ferrand qu’on s’est dit que notre carrière démarrait." Mardi soir, Olivier Nakache et Eric Toledano ont présenté leur dernier film Une année difficile, au "chaleureux public clermontois" après une vingtaine d’années d’absence dans la capitale auvergnate.
Le festival du court métrage les dévoileUne avant-première un peu particulière pour le duo de réalisateurs d’Intouchables. En effet, c’est près de la place de Jaude que leur carrière dans le cinéma a pris un virage mémorable. En 1998, les deux amis d’enfance, qui enchaînaient alors les petits boulots, présentaient Les petits souliers au festival du Court métrage de Clermont-Ferrand. "On n’était pas revenus depuis", avoue, à demi-mot, Éric.Un quart de siècle plus tard, l’inséparable duo débarque dans la capitale auvergnate avec un film à la hauteur de nos espérances : un doux mélange d’humour, de profondeur et de pudeur, comme les deux réalisateurs en ont le secret. Le tout agrémenté d’une critique de la société de consommation plutôt piquante.
"Avec notre expérience, on se sent plus légitimes pour aborder des sujets comme l’écologie."
Le pitch : Albert (Pio Marmaï) et Bruno (Jonathan Cohen) sont surendettés, isolés et opportunistes. Au bout du rouleau, ils deviennent amis et rencontrent des militants écolos. Plus attirés par la bière et les chips gratuites que par leurs convictions, ceux qui se rebaptiseront Lexo et Poussin vont peu à peu intégrer le mouvement sans grande sincérité…
Quatre ans En thérapieCertes, la recette reste la même : amitié improbable, humour potache et beaucoup de sensibilité. Mais force est de constater que la formule fonctionne à tous les coups et sur tous les publics : le mélange des genres et des gens devient, avec ce huitième film, une véritable marque de fabrique de Nakache et Toledano. Leur leitmotiv ? Montrer "la beauté des relations humaines".
"Lorsqu’on prépare un tournage, on enquête beaucoup avant", explique Olivier. "On a rencontré des personnes surendettées, des activistes écologiques, et on s’est rendu compte d’une chose : même si leurs convictions s’opposent, il y a des parallèles. Comme des appartements vides, parce qu’un huissier est passé, ou par choix d’un mode de vie simple." Un travail quasi sociologique et marqué par la réalisation de la série En thérapie. "On ne ressort pas indemne de quatre ans de travail sur la psyché", plaisante Éric.
Rendez-vous. Une année difficile, au cinéma le 18 octobre.
Marie Bernard