Comment l'incubateur cantalien Landestini va accompagner les neuf projets retenus ?
Neuf projets, onze personnes. C’est la composition de la troisième promotion de l’incubateur Landestini, qui se réunira au tiers-lieu, situé sur les hauteurs d’Aurillac, proche du lycée agricole. Certains projets veulent offrir des services aux agriculteurs, d’autres se concentrent sur le tourisme responsable, d’autres sur l’engagement écologique des entreprises, ou encore sur la production agricole.
« Les projets doivent répondre aux valeurs de l’incubateur : l’agriculture durable, l’alimentation durable, la préservation de la biodiversité et, on pourrait ajouter, la dynamisation de la ruralité », précise Sacha Abecassis, responsable de l’incubateur tiers-lieu Landestini.
À partir de septembre, les onze initiateurs de ces neuf projets (l’un étant porté par trois personnes) bénéficieront de l’accompagnement de la structure pour une durée de 18 mois. Un soutien personnalisé, qui leur permet d’avoir un point de vue extérieur, et des sessions collectives, deux jours par mois. « Le but ça va être qu’ils développent la capacité à porter un projet », explique Sacha Abecassis.
Une promotion 100 % auvergnatePour intégrer cette promotion, les porteurs de projets ont dû composer un dossier, à partir d’avril, qu’ils ont rendu au jury le 8 juin. Une phase de constitution du dossier qui effectue un premier tri : quatre ou cinq personnes ont décidé de s’arrêter là, se rendant compte que l’incubateur ne répondait pas à leur besoin.
Finalement, ce sont neuf dossiers qui ont été transmis au jury et tous ont été sélectionnés pour intégrer la promotion. « On voulait au moins huit personnes dans la promotion donc le jury aurait pu éliminer des projets, assure Sacha Abecassis. Mais il ne l’a pas fait. » La douzaine de professionnels le composant a estimé que les projets correspondaient aux valeurs défendues par l’incubateur.
Mais, le directeur de la structure note tout de même qu’ils ont eu « du mal à recruter », constatant un faible dynamisme et un manque d’initiative.
Toutes les candidatures retenues sont basées en Auvergne, deux dans le Puy-de-Dôme, une en Haute-Loire et le reste dans le Cantal. « C’est un critère sans que ce soit obligatoire », précise Sacha Abecassis. Cette promotion, en tout cas, sera bien 100 % auvergnate.
Mathieu Brosseau