Un nouveau pôle santé à Montluçon : ouverture prévue début novembre
Dans certaines pièces, les câbles pendent encore au plafond mais le calendrier devrait être respecté. Si tout va bien, le Pôle santé de Chantalouette ouvrira ses portes le 1er novembre prochain. Il accueillera des infirmiers, une ergothérapeute, une diététicienne ainsi que la société de maintien à domicile Solutia qui avait été privée de locaux au lendemain des émeutes du 2 juillet dernier à Montluçon.
Une alternative pour ceux qui n'ont plus de médecinsLe projet est celui de Gérard Gravier, infirmier de profession en fin de carrière. Il a d’abord acheté à la ville le bâtiment qui n’était plus occupé depuis 2007 avant d’attaquer le chantier le 28 février de cette année. Pour le propriétaire des lieux, "c’est un deal gagnant-gagnant".
Situé dans le quartier Buffon, le Pôle santé offre une alternative à tous ceux qui n’ont plus de médecins traitants. "C’est facilement accessible. On peut se garer sans problème et il y a un arrêt de bus pas très loin", se félicite Gérard Gravier.
Encore plus que le train, la santé est une priorité. Avec une pression médicale de plus en plus forte et des urgences sous tension, il faut trouver des solutions.
Venu visiter le chantier, le maire de Montluçon s’enthousiasme : "Il y a une vraie prise en charge du patient contrairement aux télécabines (NDLR : dans ce cas de figure, le patient et le médecin communiquent par vidéotransmission et c’est le patient qui doit prendre ses constantes). Ici, c’est très différent. On n’abandonne pas les gens derrière une machine".
Et Gérard Gravier d’acquiescer : "Le patient sera accueilli par une infirmière ou un infirmier qui va le prendre en charge du début à la fin". Le médecin, lui, ne sera pas présent sur les lieux mais, relié à un écran, il donnera ses instructions au personnel soignant pour effectuer une palpation, une prise de sang ou d’autres examens.
Une consultation via un écran"C’est l’équivalent d’un rendez-vous classique chez un médecin mais en mieux puisqu’il est possible de faire des examens comme un électrocardiogramme dans la foulée", fait remarquer Gérard Gravier. "C’est une autre façon de travailler", ajoute le propriétaire des lieux qui tient à préciser que les médecins qui interviendront en téléconsultation seront des "locaux" (centre hospitalier de Montluçon, hôpital privé Saint-François et éventuellement le CHU de Clermont-Ferrand).
Martial Delecluse