Des besoins de solutions d'accueil pour la petite enfance à Chavanon, Combrailles et Volcans
Les yeux et les poumons ouverts en grands, les élus de Chavanon Combrailles et Volcans se réjouissent de la lumière de la fin d’après-midi qui illumine le massif du Mont-Dore, admiré depuis Saint-Sulpice, mardi. « Le plus beau panorama vu depuis notre territoire », commente Cédric Rougheol, le président de la communauté de communes. Mais ce n’est pas pour parler tourisme que les élus se sont rassemblés là. C’est dans la salle de la mairie qu’ils s’enferment pour un conseil communautaire.
Vues de l'église et du bourg de Saint-Sulpice
Entre autres dossiers, les conseillers évoquent la problématique de la petite enfance, à travers le prisme de la question des gardes d’enfants. « Entre 90 et 100 enfants naissent chaque année sur notre territoire. Et les nouveaux arrivants ont aussi des besoins, parce qu’ils ont moins de famille à proximité quand ils s’installent. On a besoin d’avoir des points d’accueil en complément de ce qui existe déjà », insiste le président.
A Bourg-Lastic et à Bromont-LamotheCertes, une micro-crèche vient d’ouvrir dans les locaux de l’ancienne école primaire de Giat, après une longue et difficile gestation. Le territoire compte également des assistantes maternelles. Mais leur nombre diminue sensiblement au fil des départs en retraite. Cette érosion risque même d’atteindre des seuils critiques dans les cinq prochaines années.
La communauté de communes souhaite s’engager pour favoriser l’émergence de nouveaux modes de garde. L’état des lieux réalisé a fait apparaître des opportunités à Bromont-Lamothe et à Bourg-Lastic. À l’unanimité, les élus décident donc de lancer une consultation pour un marché de maîtrise d’œuvre pour la conception et la réalisation de bâtiments pouvant accueillir une Maison d’assistante maternelle (MAM) ou une micro-crèche.
Conseil communautaire Chavanon Combrailles et Volcans à Saint-Sulpice Cédric Rougheol
Accueils de loisirs. La situation a besoin d’être rééquilibrée : jusqu’à présent, la rémunération des contrats d’engagements éducatifs (les animateurs) dans les trois accueils de loisirs du territoire n’était pas la même pour tous. Certaines structures en régie, d’autres sous le statut associatif et, au fil des années, une différence de rémunération s’est insensiblement mise en place. En votant à l’unanimité l’harmonisation des bases forfaitaires, les élus souhaitent donc remettre de l’équité. « C’est une harmonisation par le haut. C’est le centre de Bourg-Lastic qui va en bénéficier le plus », assure Cédric Rougheol.
Jean-Baptiste Ledys