Le CA Brive est passé en vigilance orange pour recevoir Soyaux Angoulême
Une semaine après le coup d’arrêt enregistré sur la pelouse d’Aurillac (23-14), le CAB veut réenclencher la marche avant à l’occasion de la réception de Soyaux Angoulême, ce vendredi soir (19h30).
Et il sait que cela ne sera pas facile. Car les Charentais ont beau ne pointer qu’à la quatorzième place au classement, ils ont comme principal trait de caractère de ne jamais baisser les bras.
Ce n’est pas un hasard si, sur ses trois premiers déplacements de la saison, le SA XV a engrangé autant de bonus défensifs sur les terrains de Béziers, Biarritz et Provence Rugby.
« Au classement, ils sont un peu dans le dur, mais en moyenne, ils perdent de moins de cinq points à l’extérieur. C’est une équipe qui voyage bien, qui défend bien et qui maîtrise énormément la règle. C’est une des formations les plus disciplinées de Pro D2 »
Le fait qu’elle soit entraînée par l’ancien arbitre professionnel Alexandre Ruiz n’est certainement pas étranger à cette discipline, notamment dans les zones de rucks, où Brive a parfois tendance à se mettre à la faute.Sam Johnson et Tex Ratuva veulent renouer avec la victoire.
« Ils ont posé des problèmes à tout le monde à l’extérieur. Quand vous maîtrisez la défense, la discipline et la zone de ruck, vous n’êtes pas loin de résoudre l’équation », poursuit Patrice Collazo, qui attend de son équipe qu’elle produise plus de jeu qu’à Aurillac. Ce qui devrait être possible si l’on considère que le Stadium offrira de meilleures conditions de jeu que Jean-Alric.
« Les matches où on a plutôt été bien, ce sont ceux où l’on a joué »« Le terrain est sain. Même s’il pleut, il ne sera pas gras. Il faudra jouer, comme on l’a fait à Aurillac, sur certaines séquences en première période, mais malheureusement sans concrétiser », pose le manager sportif.
« On a la chance d’avoir un beau terrain. Il faudra trouver la balance entre le jeu au pied et le jeu à la main. Les matches où on a été plutôt bien, ce sont ceux où l’on a joué », rappelle l’ailier Arthur Bonneval, de retour aux affaires après s’être blessé au pied contre Grenoble.
Une chose est sûre, le CAB ne prend pas ce match à la légère. Comment pourrait-il en être autrement quand l’on voit comment il s’est fait peur lors de son triptyque victorieux contre Dax, Grenoble et Rouen.
« Des matches faciles, il n’y en a pas », résume Patrice Collazo. « Il n’y a que des équipes accrocheuses, reprend Arthur Bonneval. Contre Dax, on aurait pu penser que cela serait facile et on a vécu pas mal de galères. » Et si le CAB s’écrivait une victoire sans trop de galères, comme contre Béziers. Cela tomberait plutôt bien en ce week-end de Foire du livre, non ?
Pascal Goumy