Parricide près de Brive : le fils, poursuivi pour meurtre aggravé, placé sous contrôle judiciaire
C'est un soulagement pour ses proches et son avocat. Selon une information France bleu Limousin que nous avons pu confirmer, l'homme d'une vingtaine d'années, mis en examen pour le meurtre de son père, Antonio Cardoso Texeira, survenu à Saint-Cyr-la-Roche le 21 décembre 2023, a quitté la maison d'arrêt de Limoges, le 4 janvier 2024, suite à la décision de la cour criminelle de Limoges.
Une demande de remise en libertéSon avocat, Me Noël Coulaud, avait fait appel fin décembre 2023 de la décision du juge de la liberté et de la détention (JLD) de Brive, qui avait placé en détention provisoire le mis en cause.
Une décision motivée par la nécessité que ce dernier n'entre pas en contact avec les autres protagonistes de l'affaire : sa mère et ses deux frères, présents le soir de ce drame familial.
"Il est encore très éprouvé. C'est un jeune homme qui a la mort de son père sur la conscience et qui pense que son père, ce soir-là, aurait pu tirer sur sa famille s'il n'était pas intervenu. Nous avons une victime, nous aurions pu en avoir quatre", rappelle son avocat, qui pour plaider la remise en liberté de son client, a rappelé, devant la chambre, que ce cdernier était bien intégré socialement.
Interdit de contact avec sa famillePour les besoins de l'enquête, une interdiction de contact entre l'aîné de la fratrie et le reste de sa famille a été ordonnée, le temps des investigations.
Les services d'enquête sont maintenant dans l'attente des résultats de l'autopsie du corps de la victime. Les conclusions du médecin légiste pourraient être déterminantes pour l'orientation donnée à ce dossier de parricide sur fond de violences intrafamiliales habituelles, la gendarmerie étant déjà intervenue sur place pour de tels agissements.
Le mis en cause dit n'avoir donné qu'un seul coup de marteau à son père, dans un contexte où la future victime menaçait ses proches avec une arme à feu.
Me Noël Coulaud a déjà demandé la requalification des faits de "meurtre sur ascendant " en "violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner". À cette heure, aucune partie civile ne s'est pour le moment constituée.
Pierre Vignaud