Le Ssiad pour le maintien à domicile
Lors de la dernière assemblée générale du Siad, association gestionnaire du Service de soins infirmiers à domicile (Ssiad) et de l’équipe spécialisée d’aide à domicile (ESA), un nouveau point a été fait sur ces deux services qui permettent souvent le maintien à domicile de personnes en perte d’autonomie.
Le Ssiad, ce sont des infirmières, des aides-soignantes, des ergothérapeutes. « L’activité du Ssiad a permis d’accompagner 120 personnes en 2023 », détaille Bénédicte Cateysson, responsable de la structure.
« Notre travail est loin de se cantonner à la vallée de la Dore. »Mais nous ne pouvons pas répondre à la totalité des demandes qui sont beaucoup plus nombreuses, car le budget est serré et les effectifs insuffisants. »
Le budget, c’est l’Agence régionale de la santé (ARS) qui le détermine et ensuite, la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) qui paie, « comme dans tous les centres hospitaliers », précise Bénédicte Cateysson.
Et l’inflation a rendu la situation encore plus compliquée, les gros postes de dépenses étant, bien sûr, les salaires mais, aussi, les véhicules et le carburant.
« Les personnes accompagnées sont, pour la plupart, en forte perte d’autonomie et nécessitent plusieurs passages par jour, reprend la responsable. »
Le Ssiad dispose de 78 places + 5 pour des adultes en situation de handicap.
En parallèle, il y a l’ESA, dont le but est de stimuler des personnes souffrant de maladies neurodégénératives. « Tout est pris en charge par la CPAM, ajoute la responsable, les interventions se faisant uniquement sur prescription médicale. »
« Notre cœur de métier, c’est le maintien à domicile, insiste la responsable. Et notre travail est loin de se cantonner à la vallée de la Dore. »
EN CHIFFRES
42
salariés pour 24,3 équivalents temps plein.
40.700
kilomètres parcourus en 2023.
1.267
séances.
63
communes d’intervention pour le Ssiad ; 90 pour l’ESA.
30 %
des personnes accompagnées vivent seules.