Vers une sécurité sociale de l'alimentation dans le Puy-de-Dôme ?
Pour Geoffrey Volat, directeur du CISCA (centre d’innovation sociale Clermont Auvergne), tout est parti d’un double constat. « On a vu qu’à la fois de plus de plus de personnes étaient en situation de précarité alimentaire en quantité et en qualité, mais aussi que, dans le même temps, de très nombreux agriculteurs ne vivaient pas de leur travail ». L’idée d’une sécurité sociale de l’alimentation a tout naturellement germé afin de dépasser les injustices alimentaires mais aussi de doper l’agriculture locale de qualité.
La solidarité au cœur du systèmeComment ? En s’inspirant du principe des mutuelles. Comme le détaille Geoffrey Volat, la sécurité sociale de l’alimentation est soutenue par une communauté d’adhérents qui cotisent mensuellement en fonction de leurs moyens et reçoivent en retour une somme équivalente à la moyenne des contributions, versée en monnaie locale (doumes). Cette somme est ensuite destinée à être dépensée auprès des producteurs et distributeurs partenaires, respectant un cahier des charges de qualité. »Si ce type de projet est à un stade très avancé à Grenoble, où la métropole a investi deux millions d’euros, il en est à un stade plus précoce dans le Puy-de-Dôme. Pour cette journée du 2 juillet, 45 « solidoumiens » se sont engagés à participer à l’expérimentation. Au total, ce sont même près de 100 acteurs qui ont été rencontrés et seront pour la plupart présents lors de cette journée. Les initiateurs de cette idée qui se décline à l’échelle nationale espèrent une mobilisation d’ampleur des citoyens, des associations, des producteurs, des distributeurs et des collectivités locales.
Des conférences et des ateliers thématiques sont prévus tout au long de la journée sur le site de l’IUT, 5 avenue Blaise-Pascal, à Aubière.
Carole Eon