Deschamps balance sur Zidane : « Il y aura toujours… »
Entre deux matches à la tête des Bleus et avant d’abandonner son tablier en 2026, Didier Deschamps s’est confié au Figaro dans une interview sans détour. Loin des réponses aseptisées souvent livrées en conférence de presse, le sélectionneur s’est montré plus introspectif, notamment sur son rapport à Zinédine Zidane. Une confession a particulièrement retenu l’attention : « Je ne fais pas partie de ses amis intimes », lâche-t-il, comme pour souligner une distance longtemps suspectée entre les deux légendes de 1998.
Deschamps, son aveu inattendu sur Zidane
Loin d’éluder le sujet, Deschamps assume cette relation atypique : « Il y a toujours des formes de reconnaissance dans les succès de chacun », glisse-t-il prudemment. À première vue, l’aveu pourrait alimenter les thèses d’une rivalité froide entre l’actuel sélectionneur et celui que beaucoup voient déjà lui succéder.
Mais à y regarder de plus près, DD désamorce rapidement les tensions supposées. Il affirme qu’entre eux, « il y aura toujours du respect ». Même s’ils ne partagent pas la même proximité ou les mêmes cercles, leurs années communes, en club comme en sélection, ont scellé un lien profond. Le natif de Bayonne insiste : « J’ai toujours beaucoup de respect pour Zinédine. »
Une relation fondée sur le respect mutuel
Cette déclaration s’inscrit dans un contexte particulier, alors que Zidane est pressenti pour reprendre l’équipe de France après le Mondial 2026. Deschamps, lui, reste évasif sur son avenir, mais confie « ne se fermer aucune porte », que ce soit en France ou à l’étranger.
Au fil de l’entretien, le sélectionneur revient également sur ses rapports avec les anciens de 1998, dont certains lui reprochent son absence aux rassemblements. « Je ne suis pas dans tous les groupes », admet-il, reconnaissant une forme de détachement sans nier l’importance du lien.
Il évoque aussi avec lucidité la fin de son aventure avec les Bleus et une reconversion à venir. « Je veux transmettre, mais je ne veux pas me précipiter », précise-t-il. Et de conclure, fidèle à son image : « Je ne suis pas figé. Je m’adapte. »