Trump, Poutine: peut-on parler de fascisme?
S’agit-il d’autocratie? me demandait un journaliste européen il y a quelques jours. Peut-on utiliser le mot fascisme? s’inquiétait un autre. Je réponds à cette dernière question depuis près d’une décennie, et ma réponse est oui, on peut le faire, à condition d’éviter de fétichiser ces catégories. Aucune situation historique n’est jamais exactement identique à une autre. À l’heure actuelle, c’est le terme «fascisme» qui me semble le plus approprié pour décrire la situation dans mon propre pays, les États-Unis, et en Russie. Il serait toutefois utile de lui ajouter un qualificatif, «néo» par exemple, pour distinguer cette version postmoderne, «post-vérité», par opposition aux fascismes du XXe siècle.