Sur quelques enjeux des lois sur la fin de vie
En décidant de scinder en deux le texte sur la fin de vie, le Premier ministre a opté pour une procédure plus confortable aux opposants à une aide active à mourir: ils pourront adopter la première partie du texte, désormais autonome, sur le développement des soins palliatifs et s’opposer au second texte consacré au suicide assisté et à l’euthanasie. Mais ce bricolage législatif nous éloigne du point d’équilibre si précautionneusement recherché depuis des années entre droit à l’autonomie individuelle et devoir de solidarité envers les plus fragiles. Il est encore temps de revenir au compromis suggéré par vingt ans de débats au sein du Comité national d’éthique