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Donald Trump et le Qatar : les dessous d'une opération séduction très stratégique

En dépit de la chaleur écrasante de ce mois de mai sur la péninsule Arabique, le faste de l’accueil réservé à Donald Trump par Doha n’avait rien à envier à celui de ses riches voisins. Pour le premier voyage du président américain au Qatar, en marge de sa tournée au Moyen-Orient - et la première visite officielle d’un président américain dans le pays à ce jour - Doha avait mis les petits plats dans les grands : une escorte de six avions de combat qataris autour d’Air Force One, un accueil sur le tarmac de l’aéroport par l’émir Tamim ben Hamad Al Thani en personne, et même un défilé de gardes d’honneur montés à dos de chameaux. Une attention qui, dit-on, a particulièrement retenu l’attention du locataire de la Maison-Blanche.

Un voyage sans accroc, ou presque. Le don d’un luxueux Boeing 747-8 par la petite monarchie du Golfe, en remplacement de l’Air Force One en service depuis plus de vingt ans, a quelque peu brouillé la couverture des deux jours de visite. Et fait grand bruit outre-Atlantique. "Les critiques étaient exagérées, regrette une source officielle à Doha. Il s’agit simplement d’une coopération entre nos ministères de la Défense. Cela n’a rien d'un pot-de-vin." D'autant que, selon la presse américaine, Doha avait initialement prévu de le vendre, avant que la Maison-Blanche ne "suggère" un don. Malgré l’indignation du camp démocrate, le ministère de la Défense américain a confirmé fin mai avoir accepté ce présent estimé à plus de cent millions de dollars. Mais l'affaire pourrait toutefois ne pas être complètement entendue. "Franchement, il est beaucoup trop gros", a rétropédalé Donald Trump le 29 mai dans le bureau Ovale, évoquant désormais "un avion gratuit pour l'armée de l'air américaine" plutôt que pour sa présidence...

Contrats mirifiques

Nouvel avion présidentiel ou pas, le républicain est surtout revenu de Doha avec toute une kyrielle de contrats mirifiques. Qatar Airways, la compagnie aérienne nationale, a annoncé l’achat de 210 avions Boeing (160 fermes et 50 en option) pour un montant de 96 milliards de dollars - la plus grande commande de son histoire. Une bouffée d’air frais plus que bienvenue pour l’avionneur américain, qui traverse actuellement une crise majeure. Mieux, les accords signés au cours de cette visite devraient générer des échanges "d’au moins 1 200 milliards de dollars", selon la Maison-Blanche. "Cela recouvre un partenariat économique entre nos pays avec du business dans les deux sens, sur une décennie, détaille à L'Express le ministre qatari des Finances, Ali bin Ahmed Al Kuwari. Aujourd’hui les opportunités sont aux Etats-Unis et nous y avons de bons retours sur la plupart de nos investissements." Donald Trump n'a pas boudé son plaisir.

A Doha aussi, la visite "historique" du président américain a marqué les esprits - si l'on en juge par les discussions au Qatar Economic Forum, moins d’une semaine plus tard, un grand raout économique organisé chaque année dans la capitale. Lors de son discours d’ouverture, le Premier ministre du royaume, Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani, a ainsi loué "une grande démonstration du potentiel de la région" et "un message fort envoyé au monde entier". En bonne place parmi les intervenants conviés à prendre la parole : Donald Trump Jr., le fils aîné du président, venu défendre les "investissements aux Etats-Unis", ou Elon Musk, patron de Tesla et encore à la tête à ce moment-là du Département de l’efficacité gouvernementale, présent, lui, en visioconférence. "Cette visite a propulsé la relation bilatérale entre nos deux pays à un niveau supérieur", retrace une source qatarie saluant un "grand succès". Mais surtout, une illustration du chemin parcouru depuis le début du premier mandat du milliardaire. En 2017, en pleine montée des tensions régionales, le républicain fraîchement élu n’avait pas hésité à accuser le Qatar d’avoir "historiquement financé le terrorisme à un très haut niveau" et donné son assentiment au blocus du pays par ses puissants voisins saoudiens et émiriens.

Rôle de médiateur

Un souvenir cauchemardesque pour ce petit royaume, à peine plus grand que la Corse. "Le Qatar a à cœur de ne pas revivre ce moment de juin 2017, lorsque Trump avait pris fait et cause pour l’Arabie saoudite, confirme Jean-Loup Samaan, chercheur au Middle East Institute de l’université de Singapour. Et il s’est montré assez efficace pour mettre en avant ses investissements et sa capacité de médiation dans certains dossiers épineux." Après cet annus horribilis, le rabibochage avait commencé dès 2018, avec une visite de l’émir du Qatar à la Maison-Blanche, avant de s’amplifier les années suivantes. Comme lors de la signature de l’accord de Doha en 2020, entre Washington et les talibans, dans lequel le petit émirat avait joué le rôle d’intermédiaire, et qui avait conduit au retrait des troupes américaines d’Afghanistan l’année suivante. Car c’est bien sur le front diplomatique que le royaume a su tirer son épingle du jeu, en permettant aux chancelleries occidentales de maintenir des canaux ouverts avec des groupes qu'elles refusent de fréquenter publiquement.

Ce rôle de médiateur reste aujourd’hui l’épine dorsale de la politique étrangère qatarie. Et n’était pas étranger à la reconnaissance du Qatar comme "allié majeur des Etats-Unis non-membre de l’Otan" en 2022, sous l’administration Biden. "Doha a joué un rôle clé dans de nombreux dossiers régionaux, confirme le général David Petraeus, ancien directeur de la CIA, aujourd’hui à la tête du KKR Global Institute. L’aide précieuse qu’il a apportée aux Etats-Unis et Israël en facilitant les négociations avec le Hamas en est un bon exemple." En 2023, Doha avait été l’un des premiers pays à la manœuvre dans les négociations autour du conflit à Gaza, permettant un premier cessez-le-feu temporaire fin novembre et la libération de 50 otages israéliens détenus dans l’enclave palestinienne ; puis un second en janvier 2025, qui avait pris fin deux mois plus tard avec la reprise des bombardements israéliens.

"Ce que nous essayons de faire en tant que médiateur est de maintenir la ligne de communication ouverte entre les deux parties, résume une source à Doha. En dépit des difficultés actuelles, aucune d’elles n’a jamais fermé la porte au Qatar ou à nos partenaires américains et égyptiens." Il ne s’agit pas du seul sujet de tension dans la région. Sur le dossier explosif du nucléaire iranien, Washington en a aussi appelé à l’assistance de Doha encore très récemment. "J’espère que vous pourrez m’aider sur la situation iranienne, a déclaré Trump lors du dîner d’Etat organisé au palais de Lusail le 14 mai. C’est une situation périlleuse, et nous voulons agir comme il se doit." La réaction n’a pas traîné. Quatre jours plus tard, le Premier ministre qatari, Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani, s’envolait à Téhéran pour des discussions avec le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi et son homologue omanais, au sujet des pourparlers américano-iranien autour du nucléaire. "Nous ne pouvons pas nous permettre une course au nucléaire dans cette région, avait indiqué plus tôt le responsable qatari dans une interview à Fox News. Mais nous devons trouver une solution diplomatique à ce problème."

Garantie de sécurité

Maintenir de bonnes relations avec l’oncle Sam constitue de fait un objectif prioritaire pour le royaume. "Le blocus de 2017 et la crainte d’être soumis à des pressions économiques, politiques ou militaires restent des éléments centraux dans la grille de lecture sécuritaire du Qatar, pointe Jean-Loup Samaan. En tant que petit Etat, sa sécurité passe de facto par l’appui d’une puissance étrangère. Les Etats-Unis occupent ce rôle depuis les années 1990." En 1996, le Qatar avait lancé la construction de la base aérienne d’Al Udeid, au sud-ouest de Doha, qui abrite aujourd’hui 10 000 soldats américains et constitue la plus grande base militaire des Etats-Unis au Moyen-Orient. Un facteur de stabilité essentiel dans la région, dont les avions ont soutenu les opérations américaines aussi bien en Irak qu’en Afghanistan ou au Yémen. En plus de constituer une précieuse assurance pour le Qatar. "Avoir des milliers d’hommes sur le terrain fait de nous l’un des éléments essentiels de la stratégie de défense du Qatar, confirme le général Petraeus. Quel meilleur moyen de dissuasion qu’un soldat américain sur le sol d’un pays ?"

Que ce soit sur le front diplomatique ou économique, les efforts de Doha pour conserver les bonnes grâces de l’administration Trump semblent avoir payé. "Nous n’avons jamais eu avec le Qatar de relation aussi forte qu’aujourd’hui", a déclaré le président américain le 15 mai lors d’une réunion à Doha avec des chefs d’entreprise. Et d’ajouter : "Nous allons vous protéger." La garantie, si besoin en était, d’un maintien du parapluie américain pour les années à venir. "Même si les Qataris ont une politique relativement bipartisane vis-à-vis de Washington et avaient maintenu de bonnes relations avec Joe Biden, ils sont pragmatiques et ont fait en sorte d’entretenir des liens très directs avec Trump ou ses proches", relève Jean-Loup Samaan. De ce point de vue, Eric Trump, deuxième fils du président, s’était rendu dans le pays le 30 avril pour assister à la signature d’un accord sur le développement sous licence d’un club de golf à environ 3 milliards de dollars baptisé Trump International Golf Club Doha. Un complexe comprenant "un parcours de golf de 18 trous, un club-house exclusif et des villas de marque Trump". Le gage d’une entente plus que cordiale.

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