De la table aux oreilles : trois adresses pour les amateurs de vins et spiritueux
Puzzle gastronomique signé Taittinger
L’ouverture d’une table place Saint-Nicaise, à Reims, constitue le point d’orgue de la longue rénovation du siège historique de Taittinger. Le restaurant Polychrome, dans une extension contemporaine signée Giovanni Pace, rend hommage à l’art de l’assemblage consubstantiel de la Champagne. Les hôtes jouent des ingrédients comme le chef de caves jongle avec les crus.
Chaque convive construit son accord parfait en mariant les créations du chef, monochromes, à une palette de produits locaux ou de mets lointains hauts en couleur et de condiments spécialement créés pour lier les plats aux champagnes. Une multitude de tableaux polychromes à composer ainsi, au gré des saisons et des voyages dans l’univers de la longue conservation – bocaux, déshydratation, fermentation… Chaque année, un chef différent partagera sa vision de la polychromie culinaire : le premier à relever ce défi, Charles Coulombeau, avait remporté le trophée ArsNova en 2020. Les dix cuvées de la gamme Taittinger accompagnent ce puzzle gastronomique dans un véritable feu d’artifice de saveurs.
65 et 80 euros hors boissons. www.book-a-visit.taittinger.fr
Cattier, quatre siècles de tradition et d’audace
Voilà quatre cents ans que la famille Cattier cultive son vignoble à Chigny-les-Roses, 33 hectares sur la montagne de Reims. A l’origine de la lignée, Jean Perrin, né en 1625, élaborait des vins tranquilles puisque telle était alors la vocation de la région. Les premières bulles remontent à 1916, lorsque le soldat Jean Cattier, blessé, rapatrié du front, décide de vinifier la récolte que les négociants ne peuvent plus collecter. Elles célébreront l’Armistice deux ans plus tard.
Pour marquer cet anniversaire, la maison dévoile une série exclusive : 500 magnums Blanc de Blancs 2018 Premier Cru (490 euros). Ce millésime accompli honore deux dates en une, "quatre siècles après la naissance de notre aïeul et cent ans après la création de la marque", souligne Alexandre Cattier, président et représentant de la 13e génération.
Du rock dans les vignes
Lorsque des vignerons du Languedoc rencontrent des collègues de Bourgogne et du Rhône, de quoi parlent-ils ? De musique, dans les cas de Fred Chauffray et Gavin Crisfield (Terrasses du Larzac), de Jean-Charles Fagot (Côte de Beaune) et de Paul Amsellem (Condrieu). Ils vont même tirer de leurs échanges un disque vinyle de 12 chansons, épaulés par d’autres vignerons musiciens (Stéphane Derenoncourt à Bordeaux, Pascal Doquet en Champagne et Pierre-Jean Villa à Chavanay).
Ils sont réunis sous le nom d’Accords Majeurs et chacun expose dans ce bel album intitulé Voyages ses influences rock, folk ou pop, tout en abordant le sujet du bouleversement climatique, dont ils sont les premiers témoins… et les premières victimes. Vous pouvez suivre leurs pérégrinations sur Instagram (accords_majeurs_officiel).