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"On a peur que la guerre recommence" : en Iran, la crainte d’un nouvel embrasement

Dans le ciel iranien, les missiles se sont tus mais l’angoisse continue d’étreindre la population iranienne. Plus persistante que jamais. La question de l’avenir est sur toutes les lèvres dans un pays déjà éprouvé par des années de répression politique et d’instabilité économique. Cette guerre avec Israël, dont le cessez-le-feu est entré en vigueur le 24 juin, après douze jours de bombardements, laisse la société seule face au régime de fer des Gardiens de la révolution, plus répressif que jamais.

L’atmosphère à Téhéran a radicalement changé. Alors que de nombreux postes de contrôle ont été installés à l’entrée de la ville, la population est désorientée, à l’image de Zahra*, une comédienne de 30 ans. "Je n’ai plus de motivation pour rien, je ne sais pas quoi faire, ni ce qu’il va se passer, même dans une heure", témoigne-t-elle.

"C’est comme si les esprits étaient figés", formule Reza, fonctionnaire dans le domaine du sport, joint sur Telegram. Derrière ce temps suspendu, au rythme des soubresauts régionaux, il y a une crainte : la reprise des hostilités dans un avenir proche. "On s’attend à de nouvelles attaques, et c’est terrifiant. Il n’y a rien de plus important pour nous que de rester en sécurité et de retrouver une vie normale", juge Elaheh, une professionnelle du marketing qui s’interroge sur la durabilité du cessez-le-feu.

Et ce, alors que les tensions internationales autour du programme nucléaire iranien sont loin d’être apaisées, même si certaines capitales occidentales s’accrochent à l’espoir d’une négociation. Mercredi 2 juillet, Téhéran a officiellement suspendu sa coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Selon elle, le régime pourrait recommencer à enrichir de l’uranium d’ici "quelques mois", faisant redouter une nouvelle étincelle. "Les gens ont peur que la guerre recommence à court terme. Certains sont encore traumatisés par les frappes", a constaté un journaliste iranien dans la capitale.

Les traumatismes de la guerre Iran-Irak

Durant cette séquence guerrière, qui a ravivé chez les plus anciens les plaies du conflit meurtrier avec le voisin irakien (1980-1988), Israël a concentré ses bombardements sur la capitale et l’ouest du pays. Des sites militaires et nucléaires ainsi que des zones habitées par des responsables du régime - environ 1 500 cibles en tout - ont été visés. Le bilan officiel fait état de 935 morts, parmi lesquels des hauts gradés des pasdarans et des scientifiques impliqués dans le programme nucléaire. Mais également des centaines de civils, dont 38 enfants et 132 femmes.

Cette guerre a généré des sentiments ambivalents chez les Iraniens, entre la crainte d’une escalade et l’espoir de voir le régime tomber. "C’était un cauchemar pour nous, mais je suis sûre, et j’espère, que cette guerre n’est pas finie", glisse Zahra. La jeune femme veut assister à la chute de la République islamique et soutient le fils du Chah, Reza Pahlavi, qui s’est dit disposé à retourner au pays. Son discours rejoint "le sentiment dominant affiché dans la diaspora", juge encore ce journaliste basé à Téhéran, selon qui les Iraniens de l’extérieur ont "une idée exagérée de l’impact de l’attaque israélienne sur le régime". "Malheureusement, nous n’avons pas d’opposition active et crédible qui pourrait incarner un espoir de changement de régime, tranche de son côté Reza. Bien sûr, beaucoup se réjouissent de la mort de certains dirigeants du régime, mais l’avenir incertain déstabilise tout le monde."

Des centaines d’arrestations

La suite des événements a en tout cas donné raison à ceux qui redoutaient un durcissement du régime une fois la bataille des missiles terminée. Avant même l’entrée en vigueur du cessez-le-feu entre les belligérants, la chasse aux "traîtres" a démarré. Au moins six Iraniens ont été exécutés pour espionnage et plus de 700 personnes, soupçonnées de collaborer avec l’Etat hébreu, ont été arrêtées.

"Les militants iraniens ont souligné que le nombre actuel d’arrestations en seulement une semaine est exceptionnel, a dénoncé Karen Kramer, la directrice adjointe du Centre pour les droits humains en Iran, dans une tribune pour le New York Times. Et cette fois, ce ne sont pas les manifestants qui sont arrêtés, mais bien des citoyens ordinaires, ce qui crée un climat de peur généralisé au sein de la population, sans doute l’effet recherché." En parallèle de cette vague d’arrestations, qui a également touché plusieurs Occidentaux, les otages français Cécile Kohler et Jacques Paris ont été inculpés d’espionnage pour le compte d’Israël.

Jusqu’où ira ce durcissement ? A la tête du pouvoir judiciaire, Gholamhossein Mohseni Ejei a récemment appelé la population à apporter son aide aux services de sécurité et de renseignement en cas de "situations suspectes" dans les rues ou les lieux publics. Par "suspect", les autorités entendent par exemple des déchets en quantité inhabituelle chez un voisin (pouvant suggérer la production ou le stockage de matériel interdit), les rideaux d’une maison constamment fermés ou bien encore un usage excessif de masques et de lunettes…

Reprendre le travail malgré tout

Dans ce climat paranoïaque, reprendre le chemin du travail n’a pas été simple. "Cette guerre a vraiment eu un impact très négatif sur l’économie. Elle a provoqué une crise en matière d’investissements et sur les flux d’argent, et bien sûr, cela a aussi des conséquences sur mon travail, s’inquiète Elaheh. Tout est flou, on ne sait pas ce qui nous attend. Tout semble absurde." L’économie du pays était déjà en souffrance avant même ce conflit, avec une inflation supérieure à 40 % et une monnaie toujours plus dévaluée. Début avril, le rial iranien avait atteint un niveau historiquement bas face au dollar américain dépassant… le 1 million de rials pour un seul dollar vert. Ce taux n’a que très légèrement remonté depuis.

Pour beaucoup d’habitants, impossible de se projeter. "En réalité, je perds espoir chaque jour, déplore Marjan, une institutrice dans le nord du pays. Je vais travailler, comme presque tout le monde. Mais la situation ne cesse d’empirer et il n’y a aucun signe d’amélioration. On ne peut pas se projeter, même pour la semaine ou le mois à venir."

Certains Iraniens veulent quitter le pays

Certains ont pourtant relancé un projet qu’ils avaient en tête depuis des mois ou des années : quitter le pays. C’est désormais un "objectif" à atteindre rapidement pour Navid et sa femme. Rédacteur Web indépendant, travaillant surtout avec des entreprises étrangères, il ne veut plus subir les aléas d’accès à Internet. "Les conditions ici sont vraiment inacceptables", s’agace ce trentenaire basé à Mashhad, la grande ville au nord-est du pays.

Au cœur du conflit avec Israël, le pays tout entier a encore plongé dans un black-out total. Les autorités locales ont coupé pendant plusieurs heures l’accès à l’Internet mondial (le réseau domestique est resté accessible). Impossible, donc, de communiquer via les messageries hébergées à l’étranger, malgré les logiciels permettant de contourner la censure, les indispensables VPN (réseaux privés virtuels).

Les Iraniens avaient déjà connu un précédent important, en novembre 2019, durant les manifestations d’ampleur contre l’augmentation du prix du carburant. Dissimulée aux yeux du monde, la répression avait fait au moins 304 morts en quelques jours, selon Amnesty International. Trois ans plus tard, un nouvel épisode répressif - au moins 500 morts - allait s’abattre sur les manifestations massives qui ont suivi la mort de Mahsa Amini en septembre 2022.

Pour Navid, ces cycles de violence qui se répètent sont devenus insupportables. Aujourd’hui, il rêve de mettre le cap sur l’Australie, le Canada ou l’Angleterre. Et non pas aux Etats-Unis depuis l’interdiction faite aux Iraniens d’entrer dans le pays imposée, début juin, par Donald Trump. En plus de réunir les fonds nécessaires à un départ, Navid et sa campagne, dentiste, devront d’abord décrocher un diplôme en langue anglaise et obtenir un précieux visa.

Leur départ viendrait alimenter ce qui constitue depuis des années l’une des plus importantes fuites de cerveaux au monde. Selon les données officielles, le nombre d’Iraniens étudiant à l’étranger a presque doublé en quatre ans, passant de 60 000 à 110 000 personnes. Marjan, elle, n’est pas encore dans cette dynamique de départ : "Je veux juste avoir une vie normale comme les autres habitants des pays normaux." Quant à Zahra, elle prie pour éviter l’exil : "J’aime mon pays. Si le régime change, je ne quitterai pas l’Iran", insiste la trentenaire. Mais pourra-t-elle patienter éternellement ?

*Les prénoms ont été modifiés par sécurité.

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