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Guerre commerciale de Donald Trump : la bataille de l’Inde pour défendre sa souveraineté alimentaire

C’était une course contre la montre. Sauf que le chronomètre a finalement été mis sur pause. Au lendemain du 9 juillet - date d’expiration annoncée de la "trêve douanière" américaine - le marathon visant à conclure "90 accords en 90 jours" a un goût d’inachevé. L’échéance fatidique a été décalée au 1er août avant même d’être atteinte, offrant un temps supplémentaire pour les tractations.

L’Inde, menacée de droits de douane à 26 %, était pressentie comme le prochain pays à décrocher un de ces "deals" signés au compte-goutte. Pourtant, l’annonce se fait toujours attendre. Une délégation indienne s’est rendue à Washington fin juin, mais les négociations se sont enlisées, obligeant les émissaires à prolonger leur séjour, avant de rentrer, bredouilles. De son côté, Donald Trump n’a cessé d’évoquer un accord imminent, tout en maintenant un objectif clair : ouvrir le colossal marché indien aux exportateurs américains.

Pour cause, les Etats-Unis affichent un déficit commercial de 46 milliards de dollars vis-à-vis de l’Inde. Les multiples barrières protectionnistes érigées par le pays lui ont valu d’être surnommé "tariff king" par Donald Trump. Dans le secteur agricole, en particulier, les produits américains sont frappés d’un droit de douane moyen à 39 % à l’entrée en Inde, contre seulement 5 % dans le sens inverse. Autre pomme de discorde : l’Inde n’autorise pas les organismes génétiquement modifiés (OGM). Or les Etats-Unis produisent une grande quantité de maïs et de soja issus de ces cultures. Frustré par cette relation déséquilibrée, le secrétaire au Commerce Howard Lutnick s’est indigné en mars dernier : "Ils ne nous laissent pas vendre un boisseau de maïs et pensez à tout ce qu’ils vendent ici. C’est une plaisanterie !"

Un secteur stratégique

Les Etats agricoles, dont bon nombre sont des bastions républicains, ont suivi avec espoir l’avancée des négociations. Début juin, des élus du Nebraska et de l’Iowa, soutenus par plusieurs associations de producteurs, ont adressé une lettre au département du Commerce, plaidant pour un meilleur accès au marché indien. "Donald Trump tente systématiquement d’insérer une partie sur l’agriculture dans les accords qu’il négocie, car les Etats-Unis ont besoin de nouveaux débouchés à l’heure où l’accès au marché chinois se réduit", constate Charlotte Emlinger, économiste au CEPII. Dans ses discussions avec le Japon, le président avait même déploré que Tokyo n’importe pas… de riz américain !

Pour préparer le terrain, le vice-président J.D. Vance s’est rendu en Inde dès fin avril, tandis que la secrétaire d’Etat à l’agriculture, Brooke Rollins, a entamé une tournée diplomatique, avec une escale prévue en Inde, en vue d'"élargir l’accès aux marchés étrangers pour les exportations agricoles américaines". A New Delhi, on résiste. Donald Trump a choisi de s’attaquer à une forteresse intouchable, qui emploie plus de 40 % de sa population active et qu’elle protège à tout prix. Les exploitants ont une telle influence politique, que la dernière tentative du Premier ministre Narendra Modi pour libéraliser le marché s’était heurtée à des révoltes massives en 2020, l’obligeant à y renoncer. "L’Inde est un des marchés les plus fermés au monde s’agissant des produits agricoles, souligne Charlotte Emlinger. Elle se trouve actuellement dans la phase où était l’Europe dans les années 1960, au moment du lancement de la PAC."

La ministre des Finances Nirmala Sitharaman l’a martelé auprès du média indien Financial Express : l’agriculture et les produits laitiers sont une "ligne rouge" dans les négociations. Les deux pays ne se battent pas à armes égales. Dans le secteur laitier, la taille moyenne du cheptel par agriculteur en Inde se compte sur les doigts d’une main, tandis qu’elle dépasse les 300 vaches côté américain, explique Ajay Srivastava, fondateur du think tank Global Trade Research Initiative. "Plus généralement, notre productivité pèche encore par rapport à celle des Etats-Unis, dont l’agriculture est plus mécanisée et subventionnée", détaille le spécialiste.

Pour New Dehli, la plus grande préoccupation est de conserver sa souveraineté alimentaire. Cette dernière n’a pas toujours été acquise : à son indépendance en 1947, l’Inde était tributaire des importations et même des aides alimentaires. Une vulnérabilité qui l’a forcée à poursuivre d’ambitieuses réformes – la "Révolution verte". Devenue le premier producteur mondial de lait et le deuxième de blé, sa priorité reste de répondre à ses besoins domestiques. "Si la production est mauvaise une année, elle n’hésite pas à décourager les producteurs locaux d’exporter via des mesures protectionnistes", explique Julien Marcilly, chef économiste à Global Sovereign Advisory. Ses décisions font trembler les marchés des matières premières : en 2022 et 2023, ses restrictions d’exportation de riz ont propulsé les prix mondiaux à leur plus haut niveau depuis 15 ans, pénalisant plusieurs pays africains qui se fournissaient auprès d’elle.

Alors, face à l’offensive américaine, l’Inde reste sur ses gardes. "Si elle supprime ses droits de douane, les céréales américaines bon marché pourraient l’inonder en cas de chute des cours mondiaux, s’inquiète Ajay Srivastava. Les agriculteurs cesseraient alors de planter l’année suivante, ce qui accroîtrait leur dépendance aux importations. Et lorsque les prix mondiaux remonteront - comme ce fut le cas en 2008 et en 2011 - nous pourrions faire face à des pénuries alimentaires faute de production nationale suffisante".

Assaut prémédité

Les Etats-Unis lorgnent depuis un certain temps sur le marché indien. En 2017, le département d’Agriculture publiait une note consacrée aux opportunités pour les exportateurs agricoles américains dans le pays. Il anticipait une hausse de leur part de marché dans les années à venir grâce à une demande indienne dopée par sa croissance démographique. Un espoir déçu pour l’instant.

L’Inde sera-t-elle un jour disposée à faire des concessions ? Pas selon Ajay Srivastava : "Nous pourrions vivre avec 26 % de droits de douane. Ce sera toujours une meilleure option que de sacrifier notre agriculture comme monnaie d’échange". Sur quelques produits précis, les intérêts pourraient néanmoins converger. Par exemple pour des drêches de distillerie - des résidus de la fermentation des céréales utilisées pour la production d’éthanol. "Les producteurs américains voient l’accès au marché indien comme un processus à plusieurs étapes : d’abord les drêches pour l’éthanol, puis potentiellement le maïs destiné à l’alimentation du bétail, pour lequel l’Inde a un besoin pressant", analyse Mark Linscott, chercheur à l’Atlantic Council et ancien négociateur pour les Etats-Unis à l’OMC.

Au-delà de l’aspect commercial, les négociations s’inscrivent dans un jeu d’alliances complexe. "Les Etats-Unis poursuivent un double objectif dans leurs discussions avec l’Inde : trouver des débouchés pour leurs volumes agricoles et consolider l’alliance géopolitique avec ce pays essentiel pour sa stratégie dans l’Indo-Pacifique", indique Ignacio Garcia Bercero, chercheur au think tank européen Bruegel. Par ailleurs, Trump et Modi ont beau se qualifier de "bons amis", l’appartenance de l’Inde aux Brics est un motif de tension. Comme dernièrement, à la suite du sommet au Brésil de ce bloc de grands pays émergents, lorsque le président américain a menacé de surtaxe douanière les pays qui rejoindraient le club. Pas de quoi faire trembler New Delhi pour autant. "L’Inde reste pragmatique et multiplie les accords : avec l’Europe, le Royaume-Uni, et peut-être même avec un jour avec la Chine, un de ses principaux partenaires commerciaux", envisage Bill Winters, patron de la banque Standard Chartered.

Si un compromis finit par être trouvé, il ne sera que transitoire. Les pourparlers pour conclure un texte final pourraient s’étendre jusqu’à 2026-2027, selon Mark Linscott. "Un accord a minima, avec des quotas [à l’importation de produits agricoles], pourrait être suffisant côté américain pour communiquer une victoire symbolique, car c’est ce que cherche Donald Trump", soutient Julien Marcilly. Pas sûr que New Dehli soit prêt à lui concéder.

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