Le libéralisme au service de l’humanité (II)
2. Le second libéralisme (fin XXe siècle – …)
Au début des années 1960, les deux Empires britannique et français, qui, étonnamment, avaient survécu aux deux guerres mondiales, disparaissent enfin complètement. Leurs citoyens ont fini par comprendre que l’impérialisme, non seulement contredit les idéaux qu’ils professent eux-mêmes, mais constitue un fardeau financier dont ils n’ont plus les moyens de se payer le luxe. Le problème est que les pays ainsi devenus indépendants, qu’on regroupe alors sous l’expression de Tiers-Monde, sont encore plus pauvres qu’avant : plus exactement, ils sont toujours aussi pauvres, mais comme ils sont beaucoup plus peuplés (grâce, notamment, à une large diffusion des progrès de la médecine : c’était le « volet positif » des empires !), il y a, et il y aura toujours semble-t-il, de plus en plus de pauvres. Le problème de la pauvreté dans le monde paraît alors insoluble.
En 1968, tandis que le monde compte trois milliards et demi d’habitants dont plus de la moitié sont en situation d’extrême pauvreté et ne mangent pas à leur faim, Paul et son épouse Anne Ehrlich, tous deux professeurs à Stanford, publient The Population Bomb. Dès la page 11, on peut lire : « La bataille pour nourrir l’ensemble de l’humanité est perdue. Dans les années 1970, malgré les programmes d’urgence mis en place aujourd’hui, le monde connaîtra des famines : des centaines de millions de personnes mourront de faim. » La thèse des auteurs est double : à court terme il n’y a plus d’espoir, les famines se multiplieront, notamment en Asie ; à long terme, la seule solution pour résoudre le problème de la pauvreté est de mettre en place des politiques publiques énergiques de façon à réduire la population mondiale, ou tout au plus à la stabiliser. Leur livre a un succès phénoménal : traduit en de nombreuses langues, il est tiré à quelque deux millions d’exemplaires8 ! Son impact sur les élites de tous les pays est majeur. En Inde, par exemple, sous la primature d’Indira Gandhi, des programmes de stérilisation forcée, notamment des hommes, sont imposés conduisant, pour la seule année 1976, à 8 millions de stérilisation.
Ce que Paul et Anne Ehrlich n’avaient pas prévu, c’est que la décennie suivante, celle de 1980, verrait la renaissance du libéralisme dans presque tous les pays :
- Le premier à ouvrir le bal est la Grande-Bretagne : il faut dire qu’elle venait de loin. Lorsque les travaillistes étaient arrivés au pouvoir, en 1945, ils avaient mis en place leur fameux Welfare State (État providence) accompagné d’amples nationalisations. Le problème est que les conservateurs, qui leur succédèrent en 1951, s’en accommodèrent largement. D’alternance en alternance, on aboutit ainsi rapidement à des entreprises effroyablement mal gérées créant de moins en moins de richesse, notamment du fait de syndicats tout-puissants et d’impôts confiscatoires (taux marginal sur le revenu de 83%, atteignant 98% sur les revenus financiers !) décourageant toute initiative Le fond du gouffre fut atteint en 1978- 1979, lors du terrible « hiver du mécontentement » (The Winter of Discontent) qui ouvrit la voie à la large victoire électorale de Margaret Thatcher en mai 1979, qui, en douze ans (elle sera réélue en 1983 et 1987), sauvera son pays de la ruine.
- En 1980, sur le plan économique, les États-Unis n’étaient toujours pas vraiment sortis du New Deal socialisant mis en place un demi-siècle plus tôt par Franklin Roosevelt. Pour Ronald Reagan, qui vient d’être élu à la présidence, la crise économique sévère que traverse alors le pays n’est pas une crise conjoncturelle, mais bien une crise structurelle qui nécessite de profondes réformes. Il l’expose clairement dans son discours d’investiture, le 20 janvier 1981 : « Les États-Unis sont confrontés à une crise économique de grande ampleur. Nous souffrons de l’inflation la plus longue et l’une des plus fortes de notre histoire nationale. Elle fausse nos décisions économiques, pénalise l’épargne et écrase aussi bien les jeunes en difficulté que les personnes âgées à revenus fixes. Elle menace de briser la vie de millions de nos concitoyens. Des industries en manque d’activité ont jeté de nombreux travailleurs au chômage, causant misère humaine et indignité personnelle. Quant à ceux qui travaillent, ils sont privés de la juste rémunération de leur travail par un système fiscal qui pénalise les réussites. (Au niveau budgétaire), pendant des décennies, nous avons accumulé déficit sur déficit, hypothéquant notre avenir et celui de nos enfants pour le confort temporaire du présent. » Le constat est classique ; en revanche, la solution que va apporter Ronald Reagan sera révolutionnaire (au sens propre). En effet, jusque-là, depuis Keynes et dans la continuité du New Deal, on tentait de remédier aux crises économiques successives à chaque fois par un peu plus de dépenses et de réglementations publiques. Cette fois-ci, le diagnostic est tout l’inverse : « Dans la crise actuelle, affirme Ronald Reagan, l’État n’est pas la solution à notre problème ; il est le problème ! »
- Au même moment, la Chine, le pays le plus peuplé au monde, entreprend de s’extirper de quarante ans de maoïsme. La période avait été terrible : entre Campagne des Cents Fleurs (1957), Grand Bond en avant (1958-1960) ou autre Révolution culturelle (1966-1976), le bilan des famines successives, s’il restera toujours inconnu de façon précise, est de l’ordre de plusieurs dizaines de millions de morts ! Après la mort de Mao Zedong et l’élimination de la
« bande des Quatre » (1976), sous l’impulsion de Deng Xiaoping, l’économie chinoise, en abandonnant le collectivisme, effectuera un redressement spectaculaire.
- Il faut attendre la fin de la décennie pour assister à la chute du mur de Berlin (1989). L’impact sur les esprits est colossal. Depuis la fin de la Première Guerre mondiale, deux systèmes antinomiques étaient proposés au monde : le communisme et le capitalisme. Mais le premier, surtout depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, semblait destiné à prendre définitivement le dessus : non seulement de nombreux pays du Tiers-Monde l’embrassaient, mais, plus grave, les pays capitalistes eux-mêmes, et notamment, nous l’avons vu, la Grande- Bretagne (où pourtant le capitalisme était né) et les États-Unis (où il s’était le mieux développé), semblaient devoir finir par succomber aux mythes du Avec la chute du mur de Berlin, le libéralisme est désormais le seul à se proposer au monde entier.
- Enfin, en 1991, conséquence directe de cette nouvelle prise de conscience mondiale, l’Inde, le deuxième pays le plus peuplé, contrainte de constater l’échec cuisant de l’économie socialisante qu’elle mettait en place avec persévérance depuis l’indépendance, effectue, elle aussi, un virage économique à 180°.
Les résultats vont s’avérer spectaculaires et vont contredire du tout au tout les prévisions faites par Paul et Anne Ehrlich et qui avaient alors été reçues comme des évidences par la quasi-totalité des élites de l’époque. Ils sont de deux ordres :
- d’une part, nous l’avons déjà vu, le taux mondial d’extrême pauvreté chute de 50% à moins de 10% (9,1% précisément en 2017 et probablement 7,6% en 20239),
- d’autre part, la population mondiale – loin d’une croissance exponentielle en augmentation continuelle, comme l’annonçaient les experts – voit au contraire son taux de croissance diminuer de façon régulière. On sait aujourd’hui que la population mondiale va atteindre un maximum qui se situera aux alentours de 10 milliards d’habitants (elle est 8,1 milliards en 2025) et décroître ensuite.
Mais un autre élément essentiel est que ces deux résultats (complètement inattendus, rappelons-le) n’ont pas été obtenus par les politiques étatiques et dirigistes recommandées par Paul et Anne Ehrlich. Ils l’ont été en laissant libre chacun d’entre nous. C’est grâce à la liberté individuelle qui leur a été enfin accordée que les pauvres se sont enrichis et c’est grâce à cet enrichissement qu’ils ont, d’eux-mêmes, réduit leur nombre d’enfants.
Certes, en 2017, il restait encore 680 millions de personnes en situation d’extrême pauvreté10. Examinons cependant où se trouvaient ces 680 millions de personnes : la plupart vivaient en Afrique noire. Or, c’est principalement dans cette région que, depuis les indépendances, c’est-à-dire depuis deux-tiers de siècle, sévit de la façon la plus implacable une maladie pire que la peste et qui s’appelle l’APD : l’Aide Publique au Développement. Il faut être allé sur place pour se rendre compte à quel point les centaines de milliards qui y ont été déversés par les anciennes Puissances coloniales profondément culpabilisées et en pleine repentance, loin d’« aider au développement », l’ont au contraire entravé en rendant la population assistée, tout particulièrement ses élites. En 2009, l’économiste zambienne, Dambisa Moyo, a publié un livre intitulé « L’Aide fatale. Les ravages d’une aide inutile et de nouvelles solutions pour l’Afrique », dans lequel elle montre que l’aide, non seulement n’a pas contribué à la croissance économique, mais a aggravé les problèmes existants, comme la corruption, l’inflation et l’affaiblissement des institutions. Elle souligne que, malgré les mille milliards d’aide reçus par les pays africains depuis leurs indépendances, la pauvreté n’a pas baissé de façon significative. Dambisa Moyo appelle à cesser cette « Aide mortelle » et à lui substituer les alternatives libérales que sont le commerce, les investissements étrangers directs, les marchés de capitaux, les versements des émigrés à l’étranger, la microfinance ou l’épargne. Elle insiste sur l’importance de l’autonomie économique et de la responsabilisation des Africains en général, et de leurs gouvernants en particulier.
Malheureusement, Dambisa Moyo n’a pas été écoutée, et ne l’est toujours pas.
La libération de l’humanité n’est donc pas complète : du fait notamment de cette détestable APD qui l’entrave, l’Afrique noire reste encore très largement à l’écart de la sortie de la pauvreté que les autres régions du globe, elles, ont brillamment réussie.
Le contresens européen de la « Quatrième liberté »
Jusqu’ici, nous n’avons pas parlé de l’Europe.
Pourtant, l’Europe était bien partie pour être libérale. Le traité de Rome qui, en 1957, instituait la Communauté économique européenne, supprimait les droits de douane entre les six pays qui la constituaient : France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Belgique et Luxembourg. Quand je me suis intéressé à l’histoire de la petite entreprise familiale qui avait été fondée par mon arrière-grand-père en 1888, je me suis rendu compte à quel point le traité de Rome avait constitué un point d’inflexion existentiel pour les entreprises européennes : soit elles continuaient à ronronner, comme elles l’avaient fait jusque-là à l’abri des droits de douane, et elles disparaissaient, soit elles se réformaient de fond en comble et, dès lors, elles pouvaient prétendre à se développer sur l’ensemble du « marché commun ». Hommage soit rendu à mon père et à ses cousins : c’est ce qu’ils ont réussi à faire !
Pendant ces trente premières années, l’Europe a été l’aiguillon qui a poussé la France, et les autres pays européens, à se libéraliser.
Les choses commencèrent à se gâter en 1985 avec l’arrivée à la présidence de la Commission européenne du socialiste français, Jacques Delors, et la signature de l’Acte unique (1986) qui formalisa la notion des « Quatre libertés » : libertés de circulation des marchandises, des services, des capitaux et des personnes. Autant les trois premières sont inhérentes au libéralisme (vous ne me vendez votre marchandise que si je veux bien l’acheter), autant la quatrième (la liberté de circulation des personnes) lui est étrangère ; elle lui est même carrément opposée. Le libéralisme, en effet, garantit la propriété individuelle, aussi bien que collective. Si des personnes auxquelles vous n’avez rien demandé ont le droit de s’installer chez vous – dans votre maison ou dans votre pays – sans que vous puissiez vous y opposer, votre propriété n’est plus garantie. Tant que l’Acte unique ne concerna que les douze pays qui l’avaient signé (les six du traité de Rome auxquels s’ajoutaient la Grande-Bretagne, l’Irlande, le Danemark, l’Espagne, le Portugal et la Grèce), le problème ne se posa pas vraiment car la plupart des citoyens de ces pays se trouvaient très bien chez eux.
Les choses empirèrent sérieusement lorsque, d’une part fut signée la convention de Schengen (d’abord en 1990 à 8 pays, puis progressivement à 29) supprimant tout contrôle aux frontières intérieures et que, d’autre part, cette signature intervenait dans un contexte de pression migratoire inédit. Dès lors, l’Europe (comme d’ailleurs les États-Unis avec les Latino- Américains) devint l’eldorado dans lequel la moitié des Africains (sans parler des Pakistanais, des Bangladais ou autres Afghans) rêvaient désormais de s’installer. C’est ainsi que du libéralisme désirable, on est passé à la mondialisation détestable.
En 2013, Paul Collier, professeur à Oxford, spécialiste de la pauvreté dans le monde et lui- même petit-fils d’immigré, a publié un livre intitulé « Exodus ». Analysant de façon particulièrement fine les processus de migration, il constate que, si le flux de migrants arrivant dans un pays donné est supérieur à la capacité d’intégration de ce même pays, il se forme ce qu’il appelle des diasporas, une pour chaque culture d’où proviennent les migrants, dans lesquelles les migrants sont temporairement piégés tant qu’ils ne parviennent pas à s’intégrer économiquement et culturellement dans leur pays d’accueil. Le problème est que cette capacité d’intégration est peu modulable et dépend principalement de ce que Paul Collier appelle la « distance culturelle » entre la culture d’origine du migrant et la culture de son pays d’accueil. En conséquence, si le flux migratoire reste durablement supérieur à la capacité d’intégration, le temporaire se transforme en définitif et les diasporas ne cessent d’enfler. Dès lors, Paul Collier aboutit à la conclusion que l’immigration massive, que les pays occidentaux connaissent alors déjà depuis plusieurs décennies, est triplement néfaste.
- D’abord pour les migrants eux-mêmes. Lorsque le migrant quitte son pays d’origine, ce qui représente un coût élevé pour lui – et pas seulement sur le plan financier -, il a évidemment pour objectif de s’intégrer le plus rapidement possible, à la fois économiquement et culturellement, au pays d’accueil qu’il a choisi. C’est à son corps défendant qu’il se retrouve piégé dans une diaspora qui reproduit, le plus souvent en pire, les conditions économiques et culturelles de son pays d’origine, que pourtant il a fuies.
- Ensuite pour les pays d’accueil. En voyant se multiplier et s’enfler des communautés étrangères entre elles autant qu’étrangères à lui, le pays d’accueil perd son homogénéité. Paul Collier montre que cette perte d’homogénéité entraîne une baisse de la confiance entre les personnes, non seulement (et cela paraît normal) entre membres des différentes communautés, mais également (et cela est plus surprenant) entre membres d’une même communauté, notamment de la communauté « de souche ». Or – et c’est là également un des apports intéressants du livre -, Paul Collier constate, après avoir analysé tous les paramètres qui font la richesse d’une nation, que le degré de confiance qui règne entre les citoyens d’un même pays est le paramètre déterminant, et de loin. Lorsque la confiance se dégrade, il est particulièrement difficile de la rétablir. Autant une immigration modérée (qui, d’ailleurs, a toujours existé) est une source de richesse car elle permet au pays de se régénérer grâce à des apports culturels extérieurs, autant une immigration massive est destructrice.
- Enfin pour les pays d’origine des migrants. Curieusement, ce troisième point est rarement relevé. Pourtant, Paul Collier montre, chiffres à l’appui, que l’émigration massive que subissent ces pays est une perte terrible pour eux, et cela à tous points de vue ; en particulier, sur le plan financier, contrairement à ce qu’on croit trop souvent, la perte est incomparablement supérieure aux envois d’argent effectués par les migrants (remesas). L’affaiblissement autant culturel qu’économique dont souffrent les pays pauvres à cause de l’émigration massive est une des raisons majeures pour lesquelles l’extrême pauvreté n’y a pas encore été complètement éradiquée.
Malheureusement, Paul Collier n’a pas été écouté ; tout particulièrement, il n’a pas été écouté par les dirigeants de l’Union européenne, l’institution à laquelle les pays membres ont eu le tort de transférer leur compétence en matière de migrations.
***
Le libéralisme a donc enfin permis à l’humanité de trouver le chemin de la prospérité, chemin qu’elle cherchait vainement depuis sa naissance, il y a trois cent mille ans. L’opération a dû se faire en deux étapes, en raison de la longue interruption causée par la renaissance malencontreuse de l’impérialisme à la fin du XIXe siècle. Aujourd’hui, heureusement, l’extrême pauvreté ne cesse de diminuer et sa complète éradication semble à portée de main. Mais, pour ce faire, il faut absolument que le libéralisme perdure. Malheureusement, rien n’est moins sûr. Si, du côté des intellectuels, son image est toujours aussi mauvaise, le problème est que, du côté des peuples, le libéralisme semble de plus en plus décrié : ils lui attribuent – à tort, nous l’avons vu – l’immigration massive qu’ils subissent depuis plusieurs décennies. Par ailleurs, les dépenses publiques ne cessent d’augmenter dans tous les pays, les réglementations étatiques prolifèrent (notamment celles de l’Union européenne !) et les droits de douane menacent de réapparaître. On va même, sous les prétextes soi-disant les plus nobles, jusqu’à restreindre la liberté d’expression, pourtant la base des libertés.
Il est essentiel que nous ayons bien conscience de tout ce que le libéralisme a apporté à l’humanité avant de nous décider à l’abandonner une nouvelle fois.
1. En particulier, il faut noter que la Suisse, contrairement à tous ses voisins, a évité l’impérialisme.
2. Voir Jean-Marc Paturle : « L’impérialisme : la cause de la guerre de 1914 – Comment le peuple anglais, et les autres peuples européens à sa suite, se sont plongés dans l’impérialisme et s’y sont perdus (1874-1914) », PDF disponible sur demande.
3. Selon les données de la Banque mondiale. Plus précisément, le « taux mondial d’extrême pauvreté » était de 47,4% en 1981 et de 9,1% (soit 680 millions de personnes) en 2017, dernière année disponible avant un changement de calcul. Le seuil d’extrême pauvreté était alors fixé à un revenu en PPA (parité de pouvoir d’achat) de 1,90 dollar par jour et par personne aux prix de 2011. https://www.banquemondiale.org/fr/news/factsheet/2022/05/02/fact-sheet-an-adjustment-to-global-poverty-lines
4. Raymond Boudon : « Pourquoi les intellectuels n’aiment pas le libéralisme », Odile Jacob (2004).
5. Voir Jean-Marc Paturle : « Le libéralisme raconté, pour que nos enfants vivent libres », première édition en 2013 aux Éditions Roguet et réédition en 2023 aux Éditions John Galt, pp. 1 à 40.
6. Frédéric Bastiat : « Cobden et la Ligue », in « Œuvres complètes de Frédéric Bastiat », Paris – Guillaumin et Cie, 1854 (un extrait a paru dans le Journal des économistes de juin 1845), Tome 3, p. 31.
7. Cité par Craig VanGrasstek : « Histoire et avenir de l’Organisation mondiale du commerce » OMC (2013), p. 37.
8. The Population Bomb Revisited par Paul R. Ehrlich and Anne H. Ehrlich† in The Electronic Journal of Sustainable Development (2009) 1(3).
9. C’est en 2017 que la Banque mondiale a changé son mode de calcul : jusque-là, le seuil d’extrême pauvreté était fixé à un revenu en PPA de 1,90 dollar par jour et par personne aux prix de 2011 ; aujourd’hui, il est de 3 dollars aux prix de 2021, ce qui constitue un relèvement significatif et rend les comparaisons délicates. On peut cependant observer que, selon le nouveau calcul de la Banque mondiale, entre 2017 et 2023 (dernière année connue), le taux mondial d’extrême pauvreté a diminué de 1,5%. En conséquence, on peut estimer que, si la Banque mondiale avait conservé son ancien calcul, le taux mondial d’extrême pauvreté aurait été de 7,6% en 2023.
10. Si on prolonge le raisonnement ci-dessus (fait sur les pourcentages) aux chiffres en valeur absolue, il n’y aurait donc eu, en 2023, selon l’ancien calcul, plus que 560 millions de personnes en situation d’extrême pauvreté.
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