Renversant ! Le PSG remporte la Supercoupe au bout d’un scénario fou
Incroyable, irrationnel, mais terriblement parisien ! Au bord du gouffre, mené de deux buts et méconnaissable pendant plus de quatre-vingts minutes, le Paris Saint-Germain a signé une résurrection folle pour renverser Tottenham aux tirs au but (2-2, 4-3 t.a.b.) et s’offrir la Supercoupe d’Europe. Un premier trophée pour lancer la saison, arraché au mental, au caractère, peut-être même à la baraka qui accompagne les plus grands. La marque d’un champion d’Europe qui ne renonce jamais.
Quatre-vingts minutes de quasi-néant
Pourtant, pendant une éternité, il n’y eut pas de match, ou plutôt un seul acteur. Le champion d’Europe, à court de rythme pour sa reprise et sans aucun match amical dans les jambes, a subi la loi de Spurs bien plus affûtés. Logiquement, les Anglais menaient 2-0 grâce à Van de Ven (40e) et une tête de Porro (49e) sur laquelle le nouveau portier, Lucas Chevalier, connaissait des débuts compliqués. Le PSG était impuissant, sans idée, se dirigeant tout droit vers une défaite logique et sans appel.
Et puis, le déclic. Venu du banc, comme un symbole de la richesse de cet effectif. L’entrant Lee Kang-in, d’une frappe sèche et pure, réduisait le score à la 85e minute. Ce n’était plus un simple but pour l’honneur, c’était l’étincelle qui rallumait une flamme que l’on croyait éteinte. Soudain, galvanisé par ce sursaut d’orgueil, Paris se souvenait de son statut et jetait ses dernières forces dans une bataille qui semblait pourtant perdue.
Ramos, l’égalisation au bout de la nuit
Le temps additionnel fut une fournaise, un siège en règle du but londonien. Paris poussait, avec l’énergie du désespoir. Et sur un ultime centre d’Ousmane Dembélé, Gonçalo Ramos, lui aussi entré en jeu, s’élevait plus haut que tout le monde pour placer une tête rageuse qui trompait le gardien (94e). L’égalisation inespérée ! Le banc parisien exultait. Le hold-up était en marche, direction la fatidique séance de tirs au but.
Et c’est là que le scénario a offert son plus beau retournement de situation, sa plus belle rédemption. Lucas Chevalier, malheureux sur le second but anglais pour sa grande première, s’est mué en héros de la soirée. En sortant la tentative décisive d’un tireur londonien, le jeune gardien a offert la victoire aux siens, validant sa première d’une manière inoubliable et faisant preuve d’un mental d’acier après des débuts si difficiles.
Un trophée au caractère pour le PSG
Ce trophée, le premier de la saison, a une saveur toute particulière. Il ne récompense pas la meilleure performance, loin de là, mais il couronne la plus grande force de caractère. Même bousculé, même dominé et loin de son meilleur niveau, ce PSG a prouvé qu’il avait des ressources mentales exceptionnelles. Pour bien lancer sa saison et effacer un peu le souvenir de la défaite en finale du Mondial des Clubs, Paris ne pouvait rêver d’un meilleur scénario. C’est peut-être ça, la fameuse « baraka » des champions.