Pour la porte-parole du PS, c’est le capitalisme qui engendre le « masculinisme »
Julie Martinez stigmatise les « logiques néolibérales » et le « rejet des valeurs progressistes ».
La porte-parole du Parti socialiste et directrice générale du think tank France Positive, présidé par Jacques Attali (une référence), Julie Martinez, vient de publier une tribune (Libération) intitulée « Non, le masculinisme n’est pas le pendant du féminisme ».
Elle part du projet d’attentat « masculiniste » déjoué au tout début du mois de juillet à Saint-Etienne pour opérer une comparaison entre le mauvais « masculinisme » et le bon « féminisme ». Deux mouvements qui n’ont aucun rapport puisque, comme le savent nos lecteurs et notamment nos lectrices qui souffrent quotidiennement de la gent masculine, il existe une « asymétrie fondamentale des rapports de genre ».
Qu’est-ce que le « masculinisme » ? Une « nouvelle idéologie réactionnaire » qui « réhabilite les codes archaïques de la virilité » et ce, dans une « logique patriarcale ». D’où vient-il ? Il est « issu de logiques néolibérales (rappelons à nos lecteurs que le « néolibéralisme » est souvent confondu de manière coupable avec le libéralisme) qui détruisent les liens collectifs et glorifient la performance individuelle ». Bref, l‘horreur absolue pour une socialiste collectiviste digne de ce nom. La tribune souligne encore que « la mécanique masculiniste se structure majoritairement autour des rapports hétérosexuels » : quelle horreur !
Julie Martinez tente aussi de circonscrire sociologiquement le « masculinisme » : « l’isolement social croissant crée un vide symbolique que les récits virilistes investissent massivement ». L’« ultra-capitalisme » et le « rejet de l’État » produisent une mise à l’écart des « valeurs progressistes ». Le « masculinisme » « repose sur une victimisation réactionnaire » issue de la peur de perdre ses privilèges.
Ce n’est donc sûrement pas le « néolibéralisme » ou le capitalisme qu’il faut accuser.
Par un jeu de miroirs, Julie Martinez dresse un portrait immaculé du féminisme, dont la force est de « s’attaquer au patriarcat », à un « système historique de domination injuste, inégalitaire et violent ». Il « combat des structures oppressives et cherche l’égalité réelle » (autrement dit l’égalitarisme). Toujours à son analyse holistique (anti-individualiste) et wokiste, elle n’hésite pas à écrire que « la réalité quotidienne des femmes et celle des hommes ne sont pas comparables ».
Pour notre part, nous regretterons qu’un fait divers isolé, fût-il grave, soit ainsi monté en épingle. En effet, jamais les femmes n’ont été aussi égales en droit que les hommes dans nos sociétés occidentales en général et en France tout particulièrement. S’il est exact qu’il existe depuis plusieurs années déjà des tentatives de remise en cause de cette égalité, elles sont essentiellement le fruit de certains immigrés qui ne partagent malheureusement pas la même culture que nous sur la question des rapports entre les hommes et les femmes.
Ce n’est donc sûrement pas le « néolibéralisme » ou le capitalisme qu’il faut accuser. Nos féministes hystériques feraient mieux de balayer devant leur porte et de se demander si le wokisme n’a pas joué un rôle déterminant dans la montée des discours « masculinistes » tenus sur les réseaux sociaux par un certain nombre de décérébrés.
Illustration de couverture X.com
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