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Dominique Senequier, présidente d’Ardian : "Femmes ou hommes, la France a besoin de plus d’ingénieurs"

François Bayrou compte sur la gent féminine pour dérouler son budget 2026. Plus précisément, le volet "En avant la production" du programme du Premier ministre s’appuie, outre les investissements de France 2030 et d'"Osez l’IA", sur le plan "Filles et maths". Elisabeth Borne, la ministre de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, en avait présenté les grandes lignes en mai dernier.

Dès la rentrée 2025, le gouvernement entend encourager les lycéennes à opter pour la spécialité mathématiques en Première et en Terminale. Avec l’objectif de porter à 20 % au bas mot la part des étudiantes dans chaque classe préparatoire scientifique aux grandes écoles à la rentrée 2026. Puis à 30 % minimum en 2030. Un levier parmi d’autres pour remettre la France, en mal d’ingénieurs, sur les rails de la compétition industrielle mondiale.

Dominique Senequier, qui a figuré à plusieurs reprises dans le classement Forbes des "Femmes les plus influentes au monde", salue la démarche. Cette "X-72" est issue de la première promotion mixte de l’Ecole Polytechnique, il y a 53 ans, et s’est frayée un remarquable chemin dans le monde très masculin de la finance. Le fonds de capital-investissement qu’elle a monté en 1996 dans le giron d’Axa a pris son indépendance en 2013 pour devenir Ardian, le plus gros du genre en Europe, avec 180 milliards de dollars sous gestion. Auprès de L’Express, elle témoigne du rôle fondamental de l’entourage familial et de ses propres actions pour encourager les femmes à se lancer dans la finance.

L’Express : Dans son plan "Filles et maths", Élisabeth Borne n’exclut pas d’en passer par l’instauration de quotas dans les classes préparatoires scientifiques. Qu’en pensez-vous ?

Dominique Senequier : Fondamentalement, les quotas ne sont pas ma tasse de thé. Mais regardez la loi Copé-Zimmermann, qui impose un taux de 40 % de femmes en conseil d’administration : elle a marché, et ces organes de gouvernance fonctionnent aussi bien qu’avant ! A l’époque [NDLR : elle a été votée en 2011], on entendait cette fameuse phrase : "il va falloir trouver des femmes compétentes" (rires). Ce n’est plus le cas aujourd’hui. En réalité, il y a un vivier de femmes aussi talentueuses que les hommes pour siéger dans les conseils d’administration. Ensuite, cette loi, en incitant les dirigeants d’entreprises à se poser la question de la place des femmes dans les plus hautes instances, a eu un effet au niveau des comités exécutifs. Difficile, donc, d’avoir une opinion négative sur le projet d’Elisabeth Borne.

Mais pourquoi les initiatives prises depuis plusieurs décennies pour favoriser la présence des jeunes filles dans ces filières ont-elles échoué ?

Tous les chercheurs en éducation le disent : les enfants ne passent que 15 % de leur vie à l’école. Les 85 % restants relèvent donc de la responsabilité des parents. Il faut que, très jeunes, les filles comme les garçons voient que ces derniers s’intéressent à leurs études. Ardian est mentor d’étudiants à Polytechnique, au travers de notre fondation, qui œuvre en faveur de la mobilité sociale. Je me souviens d’une élève, dont le père était comptable et la mère infirmière, dans le nord de la France. Ses deux sœurs sont, l’une médecin, l’autre diplômée de HEC ! Elle m’a expliqué que son père, chaque soir, leur demandait ce qu’elles avaient fait à l’école, quelles avaient été leurs notes… Il encadrait la scolarité de ses trois filles de manière très scrupuleuse. Ce n’est pas du ressort de l’Etat.

A titre personnel, j’avais une grand-mère professeur de mathématiques. Tous les étés, elle me donnait des cours de géométrie, je faisais des exercices au soleil sur la terrasse et prenais de l’avance sur le programme. Certes, ce n’est pas à la portée de toutes les familles, mais c’est l’état d’esprit à avoir. La mesure envisagée par Elisabeth Borne est intéressante, mais l’histoire se joue surtout en amont, en insufflant aux filles la confiance nécessaire, pour qu’elles se disent qu’elles peuvent prétendre à ce genre de filières, très exigeantes.

Une étude montre qu’à la rentrée 2023, 57 % des filles avaient choisi le trio de spécialités scientifiques - mathématiques, physique et sciences de la vie et de la Terre. Le problème est qu’elles désertent ensuite les prépas…

Les classes préparatoires souffrent d’une mauvaise réputation liée au rythme de travail et à leur atmosphère extrêmement compétitive. J’avoue que mes années de maths sup/maths spé ont été les plus difficiles de ma vie, on travaillait comme des fous ! Mais j’ignore pourquoi ce système – propre à la France, soit dit en passant - rebute davantage les filles que les garçons.

Il y a peu de temps, j’ai visité l’Institut d’Optique, à Saclay, une magnifique école où enseigne le prix Nobel Alain Aspect. Une partie de leurs 150 étudiants vient de la fac, après avoir obtenu une licence. Ce sont des passerelles qui, peut-être, pourraient favoriser l’accès des filles à ces écoles.

A Polytechnique, elles représentent aujourd’hui 20 à 25 % des effectifs chaque année. L’école prend des initiatives pour promouvoir les femmes : 53 ans après la première promotion mixte, à laquelle j’ai appartenu, une avenue du campus a été baptisée du nom d’Anne Chopinet, entrée major en 1972. "Ce coup d’essai aura été un coup de maître", pouvait-on lire dans la presse de l'époque. Les étudiantes de l’X deviennent chercheuses, créent des start-up… Il n’y a vraiment pas de différence dans les carrières des hommes et des femmes après Polytechnique.

Pourquoi est-il important d’encourager ce mouvement de féminisation des filières scientifiques ?

Femmes ou hommes, le pays a besoin de plus d’ingénieurs. L’Institut d’Optique veut d’ailleurs augmenter ses promotions de 150 à 200 élèves. La France est en avance dans cette discipline scientifique, il est important de conserver cet avantage. Avoir beaucoup plus d’ingénieurs permettrait à notre pays de rattraper certains retards, surtout si l’on entend stimuler la réindustrialisation, un projet difficile dans la compétition mondiale.

Dans les métiers de la finance et notamment celui du private equity, les femmes sont encore minoritaires. Comment les attirer ?

Chez Ardian, nous faisons attention à sélectionner une forte proportion de femmes parmi nos stagiaires, car nous recrutons beaucoup d’étudiants passés en stage chez nous. Les résultats sont là : 50 % de notre effectif est féminin. Ce qui nous importe, ce n’est pas tant leur diplôme que leur aptitude à travailler beaucoup, en équipe, à avoir un bon esprit. Ardian est par ailleurs mécène de la chaire ESCP "Women in Finance", qui vise à comprendre pourquoi les femmes sont toujours sous-représentées dans les métiers de la finance. Un travail de longue haleine.

Dans le monde de la finance, avez-vous le sentiment d’incarner un modèle pour ces femmes ?

Oui, si j’en juge par le nombre de mails et de demandes de conseils que je reçois, y compris de collaboratrices qui ont déjà des postes élevés. Je leur réponds que le sexe ou le diplôme ne suffisent pas à expliquer la réussite professionnelle. Certains traits de caractère sont essentiels, y compris la gentillesse et la capacité à donner confiance à ses équipes.

Le sujet de l’égalité hommes-femmes est-il un indicateur dont Ardian tient compte avant d’investir dans une entreprise ?

Bien sûr, et depuis une vingtaine d’années. Avant de prendre une participation dans une société, nous procédons à un audit ESG [NDLR : sur la base de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance] qui comprend l’égalité des salaires hommes-femmes, la diversité, l’inclusion, etc. Nous le faisions bien avant que cela ne devienne une mode.

Aux Etats-Unis, le vent a tourné récemment et ce sujet est devenu moins porteur…

Je regrette que de nombreux grands patrons américains soient revenus en arrière, du jour au lendemain. Notre approche chez Ardian n’est pas doctrinaire. Le but est que la prise en compte de ces critères améliore les résultats de l’entreprise.

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