Antisémitisme: le gouvernement français mène un "combat sans ambiguïté", selon Bergé
"Le combat du gouvernement français est sans ambiguïté face à l'antisémitisme", a déclaré Mme Bergé sur Europe 1-CNews. "Le sujet est trop grave. Il est trop important à mon avis, pour être pris à partie dans des enjeux diplomatiques."
L'ambassadeur américain en France, Charles Kushner, va être convoqué lundi au ministère des Affaires étrangères après des critiques qui ont provoqué la colère de Paris sur "l'absence d'action suffisante" du président Emmanuel Macron contre l'antisémitisme.
Dans une lettre adressée au chef de l'Etat obtenue dimanche par l'AFP, l'ambassadeur exprime "sa profonde inquiétude face à la flambée de l'antisémitisme en France et à l'absence d'action suffisante de (son) gouvernement pour le combattre", rejoignant les critiques du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Face à ces critiques, Mme Bergé a insisté lundi sur son attitude "lucide" face à la réalité de l'antisémitisme.
"Tous les jours, il y a des remontées de faits antisémites et cet été notamment, je trouve qu'on a atteint des seuils qui sont absolument intolérables, comme si on s'habituait à l'idée qu'il puisse y avoir une forme d'antisémitisme d'atmosphère", a-t-elle dit.
"Parce qu'ici, on interdit à des vacanciers parce qu'ils sont Israéliens de pouvoir entrer dans un lieu, parce que là, on exclut des jeunes Français d'un vol commercial...", a-t-elle illustré, alors que le gérant d'un parc de loisirs vient d'être mis en examen pour avoir refusé l'accès de son site à un groupe de 150 jeunes Israéliens.
"Il y a une forme d'antisémitisme d'atmosphère qui s'installe et qui s'installe dans toutes nos démocraties et que nous combattons", a jugé Mme Bergé.
"Est-ce que l'antisémitisme a augmenté de manière insupportable et inacceptable depuis le 7-Octobre, même dès le 8 octobre (2023)? Oui, l'antisémitisme a explosé aujourd'hui, dans les chiffres récents, il est moins élevé qu'en 2024, mais il est bien plus élevé qu'avant le 7-Octobre. Et ça, c'est insupportable", a-t-elle insisté, tout en défendant des "mesures extrêmemement fermes" prises par la France pour le combattre.