Marcus Rashford toujours pas le bienvenu à Manchester United
Son prêt au FC Barcelone devait être une parenthèse, mais il ressemble de plus en plus à une renaissance. En Catalogne, Marcus Rashford retrouve son influence, sa joie de jouer et des statistiques dignes de son meilleur niveau : dix contributions décisives sur ses dix derniers matchs. Pourtant, à Manchester United, personne ne semble pressé de lui dérouler le tapis rouge. Son ancienne légende, Bryan Robson, a même lancé un avertissement public qui en dit long sur la fracture persistante entre le joueur et son club formateur.
La renaissance de Rashford ne suffit pas à United
Interrogé par Grosvenor Casinos, l’icône mancunienne n’a pas mâché ses mots : « Marcus a perdu sa concentration. C’est un talent énorme, mais son attitude doit changer s’il veut revenir à United. » Robson reproche à Rashford un manque de constance et une attitude jugée complaisante, soulignant que le contexte barcelonais — plus dominant et plus favorable — le protège davantage qu’en Premier League. « À Barcelone, tout tourne autour des grands joueurs, ça l’aide à briller. À Manchester, il faut se battre tous les jours. »
Ces propos tranchent avec l’enthousiasme général que suscite le joueur en Espagne. Sous Hansi Flick, Rashford s’est imposé comme un élément clé du Barça, auteur de buts décisifs en Ligue des champions et redevenu un leader offensif. Sa métamorphose étonne, surtout quand on se souvient du désamour qui l’avait accompagné à Old Trafford.
L’éloignement qui a tout changé
Mis à l’écart par Ruben Amorim cet été, Rashford a profité de son exil pour se régénérer. Loin de la pression et des polémiques, il affiche une discipline retrouvée et un engagement salué par ses coéquipiers. « Il est heureux ici, il travaille dur », confiait récemment Ronald Araújo. Son attitude exemplaire contraste avec l’image qu’il laissait en Angleterre, où ses virées nocturnes et ses absences avaient terni sa réputation.
À Manchester, la réussite de Rashford en Espagne embarrasse. Certains dirigeants songent à le rapatrier, d’autres redoutent un retour explosif dans un vestiaire déjà fragile. Bryan Robson, lui, résume le dilemme : « On ne peut pas dire qu’il s’amuse à Barcelone mais qu’il n’y arrive pas chez nous. Le problème vient de lui. » Tant que cette perception persistera, Rashford restera un exilé de luxe plutôt qu’un héros retrouvé.
Et si le FC Barcelone décidait finalement de lever son option d’achat, ce serait peut-être la fin d’une histoire d’amour devenue trop toxique.