Le onze de l’OM : une composition pleine de surprises à Auxerre
C’est un OM remodelé et attendu au tournant qui se présente ce samedi soir sur la pelouse de l’Abbé-Deschamps. Après trois matchs sans victoire et une pression grandissante autour du coach, Roberto De Zerbi a tranché. Son onze de départ face à Auxerre comporte plusieurs surprises, avec deux décisions fortes qui traduisent un changement de cap dans sa gestion de l’effectif. Dans un contexte où les blessures s’accumulent, le technicien italien a choisi de miser sur des profils inattendus pour tenter de relancer la dynamique.
De Zerbi fait confiance à Robinio Vaz
La première décision marquante concerne l’attaque. Le jeune ivoirien Robinio Vaz, auteur d’un doublé contre Angers, est cette fois titularisé d’entrée sur le flanc gauche dans le 4-2-3-1 choisi par De Zerbi. Il accompagnera Mason Greenwood à droite et Pierre-Emerick Aubameyang en pointe, avec Matt O’Riley en soutien en position de meneur de jeu. Ce choix relègue Paixao sur le banc, sanction logique après sa prestation terne au Vélodrome. Autre surprise, la titularisation de Benjamin Pavard, de retour dans le onze après plusieurs semaines. L’ancien Munichois prend la place d’Egan-Riley, écarté, et formera la charnière centrale avec Nayef Aguerd.
Si ces ajustements attirent l’attention, le reste de la composition confirme la volonté d’un certain équilibre. Emerson reste indiscutable à gauche, Murillo occupe le couloir droit, tandis que le duo Vermeeren–Højbjerg est reconduit à la récupération. Un milieu de terrain stable et travailleur pour sécuriser une équipe fragilisée par huit absences. De Zerbi a dû composer sans Balerdi, Weah, Kondogbia, Traoré, Gouiri et Nadir, tous indisponibles. Des absences qui forcent le coach à des choix audacieux.
La réaction attendue après la série noire
“Il faut rebondir”, a prévenu De Zerbi en conférence de presse. Après avoir laissé échapper cinq points lors des deux dernières journées, Marseille n’a plus le droit à l’erreur. Le coach réclame un sursaut d’orgueil, une intensité retrouvée et une meilleure gestion des fins de match. Le groupe, fatigué mais mobilisé, sait qu’un nouveau faux pas alourdirait le climat autour du club.
Face à un Auxerre en difficulté mais accrocheur, l’OM devra enfin afficher la maîtrise et la constance qui lui font défaut depuis un mois. L’enjeu dépasse la simple victoire : il s’agit de relancer la machine, réaffirmer l’ambition et valider les choix d’un entraîneur sous pression. Ce soir, l’équipe phocéenne joue bien plus que trois points.