Ronaldo – Messi : la phrase qui met fin à 15 ans de diplomatie
Pendant près de quinze ans, ils ont régné sur le football mondial en se livrant une bataille à distance, mais toujours dans un respect mutuel apparent. Cristiano Ronaldo et Lionel Messi, c’était l’histoire d’un pacte de non-agression tacite, où chacun reconnaissait la grandeur de l’autre sans jamais franchir la ligne rouge. Les deux légendes ont soigneusement évité les déclarations fracassantes l’un sur l’autre, laissant leurs armées de fans s’écharper sur le débat du « Greatest Of All Time ». Une ère de diplomatie qui semble aujourd’hui révolue.
« Je ne veux pas être humble »
Lors d’une nouvelle interview accordée au journaliste Piers Morgan, dont la diffusion est prévue ce mardi, Cristiano Ronaldo a décidé de changer de ton. Interrogé sur l’opinion de son ancien coéquipier Wayne Rooney, qui considère Messi comme le meilleur joueur de tous les temps, le Portugais n’a pas tourné autour du pot. Sa réponse a été aussi directe que surprenante : « Messi meilleur que moi ? Je ne suis pas d’accord avec cette opinion. Je ne veux pas être humble ». Une petite phrase qui met fin à des années de communication maîtrisée.
À 40 ans, exilé dans le championnat saoudien avec Al-Nassr, Ronaldo n’a visiblement plus envie de jouer le jeu des conventions. Fini le politiquement correct, place à une franchise décomplexée. Cette sortie médiatique n’est pas un hasard. Elle traduit une forme de libération pour un joueur qui, au crépuscule de sa carrière, semble vouloir marquer son territoire une dernière fois, non plus sur le terrain, mais dans les esprits. Il assume son point de vue, sans filtre.
Ronaldo, une arrogance assumée qui divise
Cette déclaration ne manquera pas de relancer une guerre des tranchées entre les pro-Messi et les pro-Ronaldo. Pour ses partisans, cette franchise est la marque d’un champion sûr de sa force, qui refuse de se conformer à une humilité de façade. Pour ses détracteurs, elle ne fera que confirmer l’image d’un joueur arrogant, incapable d’admettre la supériorité de son rival. Ronaldo, lui, a choisi son camp : celui de sa propre vérité, qu’elle plaise ou non.
Après tout, pourquoi habiller ses propos quand on peut les laisser nus, bruts, sincères ? Comme l’étranger d’Albert Camus, Ronaldo refuse le jeu social qui voudrait qu’il adoucisse son discours pour ne froisser personne. En choisissant de dire ce qu’il a sur le cœur, il assume sa singularité jusqu’au bout. On peut y voir de l’orgueil ou une forme d’intégrité. Mais une chose est sûre : c’est du Cristiano Ronaldo pur jus.