Le souvenir qui fait mal : la sortie de Marotta qui enfonce Pogba
Le cauchemar n’en finit plus. À 32 ans, Paul Pogba vit un calvaire à l’AS Monaco. Entre des blessures à répétition au mollet et à la cuisse, le milieu de terrain n’a disputé qu’une famélique demi-heure de jeu cette saison. Son rêve de disputer une dernière Coupe du Monde avec les Bleus s’est envolé, et plus personne sur le Rocher n’ose avancer une date pour son retour. C’est un champion du monde à l’arrêt, un talent immense rongé par les doutes et un corps qui ne répond plus. Un contexte déjà lourd, qu’une sortie médiatique venue d’Italie vient d’assombrir un peu plus.
Le meilleur coup de sa carrière… sur le dos de Pogba
La bombe a été lâchée par Beppe Marotta. L’actuel président de l’Inter Milan, qui était le grand artisan du succès de la Juventus dans les années 2010, a été invité à nommer le meilleur coup de sa carrière. Sa réponse a été aussi instantanée que cinglante : « Celui qui restera dans l’histoire, c’est Pogba« . Avant de détailler : « Nous l’avons eu gratuitement de Manchester United, et nous leur avons revendu pour 115 millions d’euros après 2-3 ans. C’est quelque chose d’unique et d’irréalisable à nouveau ».
Certes, Marotta ne s’attaque pas directement au joueur. Il se contente de se féliciter, à juste titre, d’une opération financière absolument géniale. Mais la violence de cette déclaration réside dans son sous-texte. En se vantant d’avoir vendu Pogba au sommet de sa valeur, il souligne implicitement le déclin vertigineux qui a suivi. Il rappelle à tous que la Juventus a su flairer le bon coup au bon moment, profitant au maximum d’un joueur avant de le laisser partir juste avant que les problèmes ne commencent.
Un timing cruel, un soutien inexistant
Cette sortie, aussi factuelle soit-elle, est d’une cruauté terrible au regard de la situation actuelle du joueur. Alors que Pogba se bat pour simplement retrouver les terrains, cette déclaration agit comme un miroir glacial de sa gloire passée. Ce n’est pas le message de soutien dont il aurait pu avoir besoin. C’est un rappel froid et brutal qu’il fut, un jour, un actif financier exceptionnel, un « produit » vendu au prix fort.
Pour beaucoup, cette transaction record de 2016 marque le début de la fin de l’insouciance pour le Français. La pression démesurée qui a suivi à Manchester United, les blessures, les doutes… tout semble découler de ce statut de joueur le plus cher du monde qu’il n’a jamais totalement assumé. La déclaration de Marotta n’est pas une attaque, c’est pire : c’est l’épitaphe d’une carrière qui, depuis ce transfert, n’a plus jamais retrouvé les mêmes sommets.