Benzema attaque ses anciens coéquipiers !
Un triplé et une passe décisive pour ses grands débuts. La réponse de Karim Benzema a été cinglante. Après un départ d’Al-Ittihad dans un climat de conflit ouvert, l’attaquant français a rappelé à toute l’Arabie saoudite qu’il restait un joueur hors norme. Son premier match sous les couleurs d’Al-Hilal a tourné à la démonstration, et le Ballon d’Or 2022 a semblé retrouver le sourire et le plaisir de jouer. Mais derrière cette performance majuscule se cachait une blessure bien plus profonde qu’un simple désaccord contractuel avec ses anciens dirigeants.
« Demandez-leur… demandez aux joueurs d’Al-Ittihad »
Car après le match, interrogé sur les raisons de son départ et sur le fait qu’il n’ait pas dit au revoir à ses anciens partenaires, la réponse du Français a été laconique, mais d’une violence inouïe. « Demandez-leur… demandez aux joueurs d’Al-Ittihad », a-t-il simplement lâché, avant de refuser de s’étendre sur le sujet. Cette petite phrase, lourde de sous-entendus, lève le voile sur une autre facette de son départ : le divorce n’était pas seulement avec le club, mais aussi avec le vestiaire.
Karim Benzema, libérateur et vengeur. Après un triomphe sur le terrain, ses mots assassins (« Demandez-leur… ») révèlent la vraie raison de sa guerre avec Al-Ittihad : la trahison du vestiaire.
On savait déjà que son départ avait été provoqué par un projet sportif décevant et une offre de prolongation jugée irrespectueuse. On découvre maintenant que le mal était plus profond. Ces mots sibyllins suggèrent une trahison, des tensions internes, un manque de soutien de la part de ceux avec qui il partageait le quotidien. Benzema ne s’est pas senti seulement floué par ses dirigeants, il s’est aussi senti lâché par ses coéquipiers.
Un chaos saoudien fait de non-dits et de trahisons
Ces déclarations jettent une lumière crue sur le chaos qui règne actuellement en Saudi Pro League. Entre la « grève » de Cristiano Ronaldo, qui se sent trahi par le manque d’ambition de son club, et les règlements de comptes de Benzema, le championnat saoudien ressemble de plus en plus à une poudrière. Les histoires de non-dits, de promesses non tenues et de rivalités exacerbées prennent le pas sur le sportif.
Le Ballon d’Or a retrouvé un environnement où il se sent bien, un club où il sent une « super ambiance ». Mais il n’a pas oublié. Ses premiers mots en tant que joueur d’Al-Hilal ont été pour ses nouveaux partenaires, mais aussi, et surtout, pour ses anciens. Le message est passé. La guerre des ego a bien commencé en Arabie saoudite, et elle promet d’être impitoyable.