Mort de Quentin Deranque: Bardella s'inquiète d'une présidentielle "dans un climat de violence"
"À la veille d'une campagne présidentielle, tous les responsables politiques, tous sans exception, qui ont de l'influence sur l'opinion, ont une responsabilité personnelle dans le climat du débat qui sera celui de la prochaine élection présidentielle", a déclaré le président du RN lors d'une conférence de presse consacrée au "sursaut face à l'extrême gauche" - tenue pour responsable de la mort du jeune militant nationaliste.
"Par son recours à l'intimidation, à l'insulte et à la violence, l'extrême gauche représente un péril pour la démocratie française, pour nos institutions (et) pour le fonctionnement normal de la société" et doit donc "être combattue comme telle", a-t-il insisté, ajoutant que "cette lutte résolue est le meilleur hommage que l'on puisse rendre à Quentin".
M. Bardella s'en est notamment pris aux "macronistes qui ont appelé à voter pour La France insoumise face aux candidats RN lors des dernières élections législatives", accusant en particulier Gabriel Attal et Édouard Philippe d'avoir "ouvert les portes de l'Assemblée nationale aux pires nervis de l'extrême gauche".
À l'inverse "le Rassemblement national et son prédécesseur (le Front national, ndlr) n'ont jamais appelé à la violence en politique", a affirmé M. Bardella, bien que le fondateur du parti à la flamme Jean-Marie Le Pen fut en son temps adepte du coup de poing - et condamné en 1998 pour violences sur la maire socialiste de Mantes-la-Jolie.
Mais aujourd'hui, M. Bardella "considère (son) mouvement politique comme étant le garant de l'ordre (et) des valeurs républicaines", et même comme "le meilleur bouclier pour protéger les Français de la multiplication des violences, des agressions et des intimidations".