Derrière le mea culpa de von der Leyen sur le nucléaire, une défense des énergies renouvelables
La déclaration d’Ursula von der Leyen, lors du sommet sur le nucléaire qui s’est déroulé à Paris le 10 mars 2026, est de bon augure pour l’avenir énergétique de l’Europe.
« Alors qu’en 1990, un tiers de l’électricité européenne provenait du nucléaire, aujourd’hui, ce chiffre n’est plus que de 15%. Je pense que l’Europe a commis une erreur stratégique en tournant le dos à une source d’énergie fiable, abordable et à faibles émissions de gaz carbonique », a dit la présidente de la Commission européenne ce jour-là.
Mais Mme van der Leyen a aussi dit que le système le plus efficace en matière énergétique « combine le nucléaire et les énergies renouvelables ». Ces dernières continueront donc d’être promues et subventionnées, comme d’ailleurs la programmation pluriannuelle de l’énergie française pour 2025-2035 (PPE-3) le prévoit.
Comme l’Iref-Contrepoints l’a montré à de nombreuses reprises, la présidente de la Commission a tort et cela pourrait nous coûter très cher, à tous points de vue. Le récent incident en Espagne a montré toutes les limites de la stratégie visant à déployer sans compter l’éolien et le solaire partout sur le territoire.
En effet, les énergies renouvelables intermittentes (ENRi), largement subventionnées, nous coûtent non seulement très cher, mais elles nécessitent aussi des dépenses élevées pour compenser leur intermittence et pour mettre à niveau le réseau électrique, générant au passage des pénuries en cascade. Elles contribuent, par ailleurs, à l’augmentation du prix de l’électricité.
Enfin, elles font peser un risque certain d’accident nucléaire puisqu’elles contribuent à augmenter les risques d’usure, d’érosion et de corrosion accélérées, de dérèglement et de lésions dangereuses sur les réacteurs. Elles peuvent aussi entraîner un empoisonnement des réacteurs et donc des problèmes de stabilité du réseau électrique voire un blackout.
Marier le nucléaire et les énergies renouvelables intermittentes est par conséquent la plus mauvaise idée qui soit. Ursula von der Leyen ne le sait manifestement pas encore, ou du moins feint de ne pas être au courant, comme ses collègues de la Commission et la plupart des dirigeants européens, apparemment tous inféodés aux lobbys des renouvelables. Il n’y a pas que l’idéologie écologiste qui est préjudiciable pour notre sécurité énergétique.
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