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Pourquoi certains sont infidèles, et d'autres non : les explications du biologiste Justin Garcia

Pourquoi aimons-nous ? Pourquoi avons-nous un partenaire qui nous satisfait sexuellement mais pas émotionnellement, ou l’inverse ? Comment certains couples traversent-ils toutes les tempêtes sans passer par la case infidélité ? Ouvrir son couple est-i l réellement risqué ? Et en quoi notre quête d'intimité éclaire-t-elle certains de nos plus beaux élans comme de nos comportements les plus destructeurs ? Voilà quelques-unes des questions qu’explore le Dr Justin Garcia, directeur exécutif de l’Institut Kinsey, dans son nouveau livre, The Intimate Animal: The Science of Sex, Fidelity, and Why We Live and Die for Love (Little, Brown Spark, non traduit). S’appuyant sur des décennies de recherches interdisciplinaires en biologie évolutive, psychologie, neurosciences, anthropologie et sciences sociales, ce spécialiste analyse une tension universelle : celle entre notre désir évolutif de sexualité et notre besoin tout aussi évolutif d’intimité. En d'autres termes, nous serions programmés pour être socialement monogames, mais pas nécessairement câblés pour l’être sexuellement. Or, lorsque notre besoin existentiel d’amour et d’intimité entre en conflit avec nos pulsions sexuelles, cela peut conduire à des situations douloureuses, avec ou sans infidélité.

Dans un entretien accordé à L’Express, Justin Garcia explique ce que nous attendons vraiment d’une relation qui dure, mais aussi comment les nouvelles technologies changent la donne dans les histoires d'un soir ou de toute une vie — vous serez surpris par son analyse des fameuses "dick pics". Il alerte, au passage, sur une "crise de l’intimité" qui toucherait les sociétés occidentales.

L’Express : On a tendance à considérer le désir sexuel comme le moteur évolutif le plus fort des relations mais le moteur biologique le plus puissant, expliquez-vous, c’est l’intimité, laquelle ne se résume pas au sexe…

Justin Garcia : La reproduction sexuelle occupe une place centrale dans notre histoire évolutive. Mais nous n'avons pas assez prêté attention au contexte dans lequel se déroule une grande partie de la sexualité humaine : celui des relations. Le sexe peut être un comportement solitaire et se produire dans des rencontres informelles, mais la plupart des activités sexuelles et des reproductions chez les humains et dans les sociétés du monde entier se déroulent dans le cadre de liens romantiques à long terme. Et quand on comprend que ces liens sont eux-mêmes adaptatifs, qu'ils ont fait face à des pressions évolutives, qu'ils ont leurs propres mécanismes dans le cerveau, distincts de notre désir de nouveauté sexuelle, cela offre une nouvelle perspective pour réfléchir à nos relations et reconnaître que le désir d’intimité, la motivation, l’élan vers une connexion romantique profonde sont eux-mêmes adaptatifs. Ils ont leur propre histoire évolutive, et elle est puissante.

Pour reprendre les mots de l'anthropologue Helen Fisher : nous accomplissons souvent des choses bien plus intenses par amour que par désir sexuel. Nous vivons et mourons pour l'amour. Nous ne faisons généralement pas cela pour le sexe ; nous faisons des choses stupides, des choses risquées sur le moment. Mais l'amour est bien plus englobant et dévorant. Et il peut aussi y avoir de l’intimité dans d’autres types de relations : avec des amis, avec la famille, voire avec des collègues. L’intimité est au cœur même de la condition humaine, expliquant bon nombre de nos meilleurs comportements comme de nos pires.

Un Américain sur cinq a déjà expérimenté une relation ouverte au cours de sa vie

Et pourtant, peu d’entre nous comprenons cette pulsion essentielle, comment elle a influencé l’évolution de notre espèce, comment elle agit en sourdine sous nos désirs, ou comment l’exploiter. Nous ne reconnaissons même pas forcément le besoin d’intimité comme un moteur biologique, peut-être parce qu’il vit dans l’ombre de cette autre pulsion primordiale : le désir sexuel que l'on a tendance à considérer comme le moteur évolutif le plus puissant des relations modernes. Pendant des décennies, les biologistes de l’évolution se sont concentrés sur ce désir comme une adaptation visant à encourager les comportements de reproduction nécessaires à la survie de l’espèce. Mais en focalisant sur le sexe et la reproduction comme motifs principaux des relations amoureuses, nous avons négligé une vérité complémentaire essentielle : notre motivation pour l’intimité et l’amour est distincte de notre pulsion sexuelle. Et elle est beaucoup plus forte que ce qu’on nous a fait croire.

Les humains, expliquez-vous, sont programmés pour être monogames socialement mais pas câblés pour être monogames sexuellement. Cette dualité peut être source de souffrance, ajoutez-vous. Comment la surmonter ?

J'adore que vous posiez cette question car elle touche vraiment au cœur de la manière dont nous appliquons tout cela à nos vies. Nous avons ce désir intense de monogamie sociale, de relations de couple fortes et stables, de connexion étroite avec l’autre. Et nous avons aussi ce désir de nouveauté sexuelle ou de nouveauté en général. Cela peut s'exprimer de différentes façons. Certaines personnes s'engagent dans l'infidélité. Cela se produit à des taux relativement élevés. D'autres disent : je veux à la fois la connexion et la nouveauté, et optent pour une relation ouverte, ce que les chercheurs appellent la non-monogamie négociée ou consensuelle. Les relations ouvertes, le polyamour, l’échangisme constituent un large éventail de pratiques qui peuvent entrer dans cette catégorie. Mais en réalité, la majorité des gens ne s’y engagent pas. Nos recherches montrent qu’environ un Américain sur cinq a déjà expérimenté une relation ouverte au cours de sa vie, et qu’une proportion bien plus faible en vit une actuellement. Autrement dit, certains essaient, mais cela ne convient pas à tout le monde.

Troisième option : je maintiens ma relation socialement monogame dans laquelle la fidélité prime. Deux choses peuvent alors se produire. Soit la relation s'essouffle et on ne se sent plus satisfait. Soit - et c'est ce que montrent nos études sur les couples qui maintiennent une satisfaction relationnelle et sexuelle à long terme - ils prennent ce désir de nouveauté sexuelle et l’intègrent dans la relation. Concrètement, cela signifie regarder son partenaire de longue date et se demander : que pouvons-nous faire ensemble de nouveau, d’excitant ? On active le système dopaminergique du cerveau dans le cadre de la relation elle-même. On ne ressent alors plus le besoin de chercher cette stimulation ailleurs. L’ennui ne s’installe pas, car ces élans sont compris et mobilisés à l’intérieur du couple.

Faire des choses nouvelles peut prendre la forme d’expérimentations sexuelles dans la chambre à coucher - utiliser des sex-toys, essayer de nouvelles positions, etc. - mais cela peut aussi être des vacances, un cours de cuisine... Autant de manières d’insuffler un sentiment de nouveauté mais en l’ancrant dans la relation.

Certaines personnes présentent une prédisposition génétique à l'infidélité, affirmez-vous.

Il y a quelques années, nous avons mené une étude portant sur une série de gènes liés aux récepteurs de la dopamine, des gènes impliqués dans la production de dopamine lors de certaines activités comme le sexe, la consommation de drogues ou la prise de risques. Nous avons découvert que les personnes porteuses d'une variante particulière de ce gène — la même variante associée à la consommation excessive d'alcool et à l'addiction au jeu — étaient davantage susceptibles de commettre une infidélité. Et lorsqu'elles étaient infidèles, elles avaient tendance à multiplier les partenaires. Donc non seulement, elles passaient plus souvent à l'acte, mais quand elles le faisaient, c'était de façon plus répétée. Cela étant, certaines personnes porteuses de cette variante n'avaient jamais trompé leur partenaire, tandis que d'autres, qui ne la portaient pas, l'avaient fait quand même. Il ne s'agit donc pas d'une fatalité. Nos gènes ne définissent pas notre destin, mais ils nous aident à comprendre pourquoi certains d'entre nous se réveillent avec des désirs différents de ceux des autres — et, plus largement, à mieux appréhender nos propres motivations.

Ce que nous savons avec certitude, c'est que pour certaines personnes, l'infidélité n'est pas nécessairement le reflet de ce qu'elles éprouvent pour leur partenaire : elle traduit avant tout un attrait pour le risque, la nouveauté et les sensations fortes. Et ce besoin est, chez certains, bien plus intense que chez d'autres. Mais il existe bien entendu d'autres facteurs.

Lesquels ?

Dans une autre étude, nous avons examiné huit motivations de l’infidélité : un point mérite attention. Les psychologues ont longtemps abordé l'infidélité à travers ce qu'on appelle le "modèle du déficit" : les personnes tromperaient leur partenaire parce qu'il manque quelque chose dans leur relation. Or ce n'est pas ce que nos études révèlent. Ce modèle explique certes certains cas, mais pas la majorité. Bien souvent, c'est le contexte qui est déterminant. Les gens rapportent que c'était situationnel : ils étaient sortis, ils buvaient, ils étaient dans un bar, ils étaient en voyage. C'est pourquoi je suis convaincu que comprendre ces données peut être utile concrètement : si l'on ne veut pas tromper son partenaire, mieux vaut éviter de se placer dans des situations qui le rendent trop facile. Car les données montrent que souvent, les gens infidèles disent qu'ils n'en avaient pas l'intention. Dans une étude menée auprès de couples en thérapie pour infidélité, deux tiers des hommes ont déclaré : je n'aurais jamais prédit ma propre infidélité, je ne me voyais pas comme le genre d'homme à tromper. Mais ils se sont retrouvés dans des situations où c'était trop tentant.

Nos mécanismes de sélection pour identifier un bon partenaire sont extrêmement puissants

Existe-t-il une différence entre les sexes concernant la jalousie face à l'infidélité ?

Dans les études expérimentales où l'on impose un choix binaire, les hommes déclarent être davantage affectés par la dimension sexuelle de l'infidélité, tandis que les femmes se disent plus sensibles à sa dimension émotionnelle. Mais dès lors qu'on leur propose une troisième option — "les deux" —, cette différence tend à s'effacer et les réponses des hommes et des femmes deviennent beaucoup plus proches. En réalité, face à une liaison sexuelle, on imagine naturellement qu'elle comportait aussi une part émotionnelle : des échanges, des conversations, une certaine intimité. Et inversement, une liaison présentée comme purement émotionnelle laisse supposer qu'elle avait également une dimension sexuelle, tant la proximité peut être chargée d'érotisme.

Nous connaissons tous des personnes qui, face à l'infidélité, avancent cet argument : le physique et les sentiments seraient deux choses distinctes : "Je trompe avec mon corps, mais pas avec mon esprit." Cette argumentation tient-elle vraiment la route ?

Deux choses à dire là-dessus. Premièrement, comme je vous le disais, la recherche montre que beaucoup de personnes s'engagent dans l'infidélité sans que cela ait quoi que ce soit à voir avec l'amour. C'est une question de nouveauté, de contexte : nous pouvons aimer quelqu'un et lui être infidèle.

Mais il y a un autre aspect à considérer : l'activité sexuelle est une expérience corps-esprit. Elle implique les deux. Oui, elle engage le corps, mais nous ne sommes pas de simples automates réagissant à des stimuli. L'excitation est avant tout un processus psychologique. Donc l'idée que l'on puisse dissocier l'esprit du corps n'est ainsi pas étayée par les données. Ce que nous désirons le plus — hommes et femmes — dans une relation, c'est quelqu'un en qui on peut avoir confiance et à qui on peut se confier. Donc si vous faites quelque chose qui trahit cette confiance, vous pouvez certes dire que c'était purement physique mais vous avez un cerveau. Nous avons développé ce cortex préfrontal au cours de l'évolution. On ne peut pas simplement l’effacer…

Si l'on a été infidèle, vaut-il mieux garder le secret ou existe-t-il des situations où l'avouer à son partenaire peut avoir un sens ?

C'est une question complexe, dans laquelle l'éthique ou la religion peuvent jouer un rôle, et sur laquelle les points de vue divergent considérablement. Certaines personnes estiment que révéler une infidélité est en réalité un acte d'égoïsme, une façon de dire "je veux me purger", de faire savoir à l'autre qu'on l'a trahi, que ce soit pour mettre fin à la relation ou simplement pour dire "voilà, c'est la réalité." Tout dépend donc en partie de votre motivation profonde, et des circonstances dans lesquelles c'est arrivé.

Mais parfois, la divulgation est aussi une question pratique. Si vous n'avez pas utilisé de préservatif, vous devez vraiment prendre au sérieux le risque d'infections sexuellement transmissibles et de grossesse. Ainsi, le fait de confesser implique de nombreux facteurs : quel sera l'impact sur votre relation ? Le faites-vous pour vous, pour votre partenaire, ou pour préserver la relation elle-même ? Avez-vous mis quelqu'un en danger en termes d'infections sexuellement transmissibles ? Et dans quelle mesure cela influe-t-il sur votre propre désir de rester dans cette relation ?

Existe-t-il des différences entre les hommes et les femmes dans la manière dont ils sont attirés par l’autre ?

Les hommes et les femmes ont été soumis à des pressions évolutives différentes en matière de reproduction. Mais quand il s'agit de l'amour, nous nous ressemblons. Comme je vous le disais, chez les hommes comme chez les femmes, la qualité numéro un recherchée chez un partenaire est la même : quelqu'un en qui l'on peut avoir confiance et à qui l'on peut se confier. L'attirance physique compte aussi — elle est légèrement plus importante pour les hommes que pour les femmes. On accorde beaucoup de place à l'apparence, mais pour une relation durable, si l'on aspire à un lien romantique qui tient dans le temps, la qualité la plus déterminante reste d'avoir à ses côtés quelqu'un en qui l'on peut avoir confiance et se confier.

Notre fantasme numéro un intègre notre partenaire principal

Nous aspirons tous à trouver un partenaire avec qui se connecter, un copilote, quelqu'un pour défendre un territoire commun, construire un foyer, élever des enfants ensemble. Nos mécanismes de sélection pour identifier un bon partenaire sont donc extrêmement puissants. C'est aussi un rappel utile pour les célibataires qui cherchent l'amour : comment faire savoir à l'autre que vous êtes cette personne de confiance ?

Nos croyances politiques disent-elles quelque chose de nos pratiques ou de nos préférences sexuelles ?

Je n'en parle pas dans le livre, mais nous disposons de quelques données à ce sujet. Aux États-Unis, par exemple, dans la Bible Belt - cette région du centre du pays la plus marquée par la religion -, les ventes de sex-toys et la consommation de pornographie tendent, étonnamment, à être plus élevées qu'ailleurs. Il y a donc quelque chose de paradoxal dans le fait que les régions politiquement plus conservatrices consomment davantage de pornographie et achètent plus de sex-toys. Cette question en soulève une autre : certains chercheurs ont examiné si le fait d'être politiquement conservateur est associé à une moindre littératie sexuelle, à une éducation sexuelle plus limitée, mais aussi à une forme de répression qui pousserait à rechercher davantage de prises de risques dans la vie sexuelle. Les données sur ce point restent contradictoires.

Il est également intéressant d'observer une évolution dans les pratiques de rencontres : traditionnellement, les gens cherchaient des partenaires partageant leur religion, leur milieu socio-économique ou leur origine ethnique. C'est de moins en moins vrai dans la plupart des pays développés. En revanche, les personnes choisissent de plus en plus leurs partenaires en fonction de leur orientation politique. C'est en train de devenir la nouvelle forme d'homophilie.

Les recherches ont identifié un sous-groupe d'individus appelés "super-synchronisateurs" - des personnes dotées d'une capacité remarquable à percevoir et à répondre aux comportements et aux corps des autres, en s'alignant physiologiquement sur quiconque se trouve face à elles. "Sans surprise, ces individus ont été jugés plus attrayants lors d'expériences de speed dating", écrivez-vous. Qui sont-ils ?

Les super-synchronisateurs constituent, selon les recherches, un sous-ensemble de personnes dotées d'une capacité d'ajustement exceptionnellement aiguisée. Beaucoup d'entre nous en connaissons, même si nous n'avons jamais pensé à les qualifier ainsi. Ce sont les personnes au travail, dans les relations, ou dans les réseaux d'amitié, qui semblent toujours dire la bonne chose au bon moment. Elles lisent le langage corporel avec une acuité remarquable, et savent, par exemple, quand poser une main sur votre épaule. Elles ont une capacité à se synchroniser avec l'autre. La synchronie comportementale est très puissante dans la séduction : danser ensemble, savoir quand marquer une pause dans une conversation, quand prendre la parole, quand céder le tour. C'est un levier très fort pour créer une connexion. Et si elle est précieuse dans la phase de séduction, elle l'est tout autant dans les relations à long terme, dans le monde des affaires ou dans les amitiés.

Vous soulignez que malgré les recherches qui identifient les plans à trois comme le fantasme sexuel le plus répandu, passer à l'acte reste un défi pour beaucoup...

Fait intéressant : pour beaucoup, ce fantasme implique leur partenaire principal avec une tierce personne. Ainsi, ce que les gens désirent n’est pas simplement de trouver quelqu’un d’autre ou de vivre quelque chose d’extravagant. Notre fantasme numéro un intègre notre partenaire principal et qui maintient ce sentiment de connexion au sein de la relation principale. C’est assez fascinant.

Les dick pics ? Les femmes trouvent cela dégoûtant

Le défi avec les plans à trois, c'est que pour certaines personnes ça fonctionne : c'est de la nouveauté, et la présence du partenaire principal apporte un sentiment de sécurité et de connexion. Mais cela peut introduire de la jalousie et involontairement fragiliser une relation si ce n'est pas géré avec beaucoup d'attention.

À l'ère des nouvelles technologies, les images sexuelles non sollicitées — la fameuse "dick pic" — occupent une place de plus en plus fréquente dans les premières phases de la séduction. Mais vous montrez que ce n'est pas la meilleure façon d'attirer la gent féminine.

Les hommes pensent que c'est une forme de jeu et une sorte d'invitation à la séduction, mais dans nos études, la plupart des femmes hétérosexuelles disent trouver ça dégoûtant et offensant. C'est ce qu'on appelle un biais de mauvaise perception sexuelle : si les hommes envoient 25 photos de leur sexe et qu'une seule personne leur répond en renvoyant une image ou en disant "viens me voir" - même à un taux très faible - leur mauvais comportement se trouve récompensé. Donc ils continuent.

Les hommes gays, eux, trouvent cela plus ludique — et je pense que sur certaines applications, comme Grindr, une culture particulière s'est effectivement développée autour de cela.

Vous vous inquiétez d'une "crise de l'intimité". Vous citez une étude selon laquelle plus d'un tiers des Américains en couple déclarent ne pas être assez touchés par leur partenaire. Qu'entendez-vous par là ?

Les grandes études montrent une diminution de la fréquence des rapports sexuels - ce qu'on appelle la "récession sexuelle". Cette baisse s'explique en partie par une augmentation du nombre de personnes n'ayant aucune activité sexuelle : davantage de "zéros" tirent mécaniquement la moyenne vers le bas. Mais une autre question mérite d’être posée : si la fréquence diminue, qu’en est-il de la qualité ? De la satisfaction ? Du plaisir ? Peut-être que la personne moyenne a cinq rapports sexuels de moins par an - mais sa satisfaction diminue-t-elle pour autant ? La qualité de sa vie sexuelle baisse-t-elle ? Est-ce que ça lui importe d'en avoir plus ou moins ? Et cela rejoint la question d'une crise de l'intimité plus large.

On parle beaucoup de récession sexuelle ou de solitude. De nombreux pays s'y intéressent, comme le Royaume-Uni, qui a nommé un ministre de la Solitude. Mais la question qui me préoccupe est la suivante : comment se fait-il que nous nous sentions seuls - y compris des personnes en couple - alors que via Zoom, FaceTime, les réseaux sociaux, nous sommes plus connectés que nous ne l'avons jamais été. Et pour moi, il faut recadrer notre compréhension de la solitude : elle est avant tout une question de qualité de nos relations. Comment peut-on être en couple et se sentir psychologiquement seul ? Qu'est-ce que nous ne cultivons pas dans nos relations ? Le problème n'est peut-être pas l'absence de lien, mais l'insuffisance d'intimité — dans les relations amoureuses comme dans les amitiés, les réseaux sociaux ou la sphère familiale.

À la lumière de l'évolution biologique, peut-on prévoir à quoi ressembleront nos relations sexuelles et amoureuses dans cinquante ou cent ans ?

Les questions autour de l'IA et de son impact sur la séduction sont nombreuses. Nos données montrent que 26 % des personnes utilisent déjà l'IA dans leurs rencontres amoureuses, principalement pour choisir de bonnes photos ou rédiger un premier message. Mais chez la génération Z, ce chiffre monte à 49 %. Les jeunes sont clairement en train d'instaurer de nouvelles normes dans leur rapport à la technologie et à la séduction.

Pour l'instant, je ne crois pas que l'IA puisse effacer quatre millions d'années d'évolution sélective en faveur du lien de couple. Mais la technologie devient de plus en plus sophistiquée - va-t-elle finir par fragiliser notre capacité à nous connecter, ou transformer en profondeur la façon dont nous le faisons ? La question reste entière.

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