Mondial 2026 : Deux autres pays prêts à suivre l’Iran ?
Le séisme provoqué par le retrait de l’Iran de la Coupe du Monde 2026 n’a pas fini de produire ses répliques. Si la FIFA devrait rapidement trouver une solution pour remplacer l’équipe qualifiée, ce forfait pour raisons politiques a ouvert une boîte de Pandore et a ravivé des craintes que l’on pensait endormies. Car avant même la décision iranienne, d’autres nations, et pas des moindres, avaient déjà exprimé leurs réticences, voire menacé de boycotter la compétition organisée sur le sol américain.
L’Allemagne et le Danemark, les deux autres points chauds
Au cœur de ces tensions, on retrouve deux pays européens : l’Allemagne et le Danemark. Dès le mois de janvier, des voix s’étaient élevées dans ces deux nations pour dénoncer la politique de Donald Trump et appeler à une réponse forte. Le vice-président de la fédération allemande, Oke Göttlich, avait même déclaré qu’il était « temps de sérieusement considérer et discuter un boycott ». Une position alors soutenue par une partie de la classe politique, qui voyait dans une non-participation un moyen de pression diplomatique.
Au Danemark, le son de cloche était similaire, bien que plus mesuré. La fédération s’était dite « consciente de la situation sensible », et un député avait qualifié le boycott « d’un des derniers outils dans la boîte » en cas d’escalade des tensions. Si, depuis, les deux fédérations ont officiellement écarté l’idée d’un retrait, le forfait de l’Iran pourrait bien relancer le débat et donner du poids à ceux qui prônent une ligne dure.
Donald Trump, au cœur de la tourmente. Le retrait de l’Iran et les menaces de boycott de l’Allemagne et du Danemark placent la Coupe du Monde 2026 sous haute tension politique. L’ombre d’un effondrement plane sur le Mondial américain.
Un effet domino redouté par la FIFA
Car ce qui n’était qu’une hypothèse il y a quelques semaines est devenu une réalité. Un pays a osé dire « non » à la FIFA et à sa compétition reine. Cet acte, aussi isolé soit-il pour le moment, crée un précédent et fragilise la position de l’instance dirigeante du football mondial. D’autres nations, comme la France, la Belgique ou les Pays-Bas, avaient également exprimé leurs préoccupations, sans toutefois aller jusqu’à menacer d’un boycott.
La FIFA, pour l’instant, se veut rassurante et applique son règlement. Mais elle sait que la situation est explosive. Le retrait de l’Iran a montré que la politique pouvait, plus que jamais, prendre le pas sur le sport. Et la crainte d’un effet domino, d’une vague de contestation qui viendrait gâcher la fête, est désormais bien réelle. La Coupe du Monde 2026 est encore loin, mais elle est déjà au cœur de toutes les tensions.