Algérie – Maroc U17 : un joueur marocain embrasse l’arbitre après avoir marqué
Le football a le don de nous offrir des rencontres au parfum si particulier, où l’histoire et la passion s’entremêlent. Ce vendredi, un nouveau chapitre de cette rivalité éternelle s’est écrit lors du tournoi de l’UNAF en Libye. S’il existe un lourd contentieux géopolitique et sportif entre les deux pays, il convient de souligner que, globalement, ce choc s’est disputé dans une ambiance bon enfant sur la pelouse. Néanmoins, la passion a fini par reprendre le dessus, prouvant que même les catégories de jeunes n’échappent ni aux polémiques arbitrales, ni aux célébrations totalement loufoques.
C’est lors du duel opposant les U17 de l’Algérie à ceux du Maroc (victoire marocaine 3-0) que les débats se sont enflammés. Dès la 12e minute, le défenseur algérien Noubli a concédé un but contre son camp très controversé. Sans l’assistance de la VAR, l’arbitre a validé cette réalisation alors que les supporters des Verts hurlaient au scandale, estimant que le ballon n’avait pas entièrement franchi la ligne. Une décision qui a suffi à raviver les braises d’un passif toujours incandescent entre les deux voisins.
Une célébration surréaliste des Marocains
Mais c’est dans les arrêts de jeu que la rencontre a basculé dans l’irrationnel. À la 90+1e minute, le jeune Adam Boughazir a inscrit le troisième but pour les Lionceaux de l’Atlas. S’en est suivie une scène ahurissante : ivre de joie, le buteur a retiré son maillot avant de courir vers l’arbitre de la rencontre… pour lui passer le bras autour du cou et l’embrasser affectueusement sur le front ! Le « referee » en a souri, même s’il l’a averti. Une image virale qui a déclenché l’hilarité d’un camp et la stupeur de l’autre.
Notons aussi que le buteur marocain a célébré à la manière de Youssouf Hadji. Ce geste de chambrage totalement inattendu n’est pas sans rappeler de vieux souvenirs. Cette provocation joyeuse mais piquante faisait écho au fameux quart de finale de la CAN 2004, où le Maroc avait éliminé l’Algérie (3-1 après prolongation) dans une atmosphère électrique à l’époque. Si les tensions étaient bien moindres ce vendredi soir, le baiser improbable de Boughazir à l’homme en noir confirme une règle d’or : quel que soit l’âge des acteurs, un derby maghrébin dépasse toujours le simple cadre du terrain.